Rennes: Avec leur fromage à poutine, ils veulent mettre le Québec dans nos assiettes

GASTRONOMIE A la tête du restaurant Poutinebros, Nicolas et Camille Gaudin veulent développer un réseau de franchisés…

Jérôme Gicquel

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A la tête du restaurant Poutinebros depuis 2015 à Rennes, Nicolas et Camille Gaudin veulent développer un réseau de franchisés.
A la tête du restaurant Poutinebros depuis 2015 à Rennes, Nicolas et Camille Gaudin veulent développer un réseau de franchisés. — Poutinebros
  • Deux frères ont ouvert en 2015 à Rennes un restaurant spécialisé dans la poutine, un plat québecois hautement calorique.
  • Ils disposent désormais d’un atelier pour fabriquer leur propre fromage cheddar en grains.
  • Les deux frères espèrent rapidement développer un réseau de franchisés.

Des frites, du fromage cheddar en grains et de la sauce brune. Voilà la recette de la poutine, un plat québecois typique qui a longtemps été moqué avant de devenir une véritable institution. Cette petite bombe calorique commence progressivement à se faire une place dans nos assiettes avec une vingtaine d’adresses qui la servent dans toute la France. C’est le cas à Rennes au restaurant Poutinebros, situé rue de Penhoët en plein cœur de ville.

C’est en rendant à visite à leur autre frère installé à Montréal que Nicolas et Camille Gaudin, travaillant tous les deux dans la restauration, sont tombés dans la marmite. Début 2015, ils se décident donc à ouvrir leur fast-food canadien dans la capitale mondiale de la galette-saucisse. Un an plus tard, ils décrochent le Graal en remportant le prix de la meilleure poutine à l’international décerné lors de la Poutine Week. « Cela nous a apporté une belle visibilité au Québec, mais bizarrement il n’y a pas eu beaucoup de retombées en France », indique Nicolas Gaudin.

Un atelier pour fabriquer leur propre fromage

Depuis leur sacre, les deux frangins s’attellent à améliorer encore leur recette. A commencer par le fromage, ingrédient majeur de la poutine. « C’est un fromage cheddar en grains qui n’est pas affiné. On se fournissait jusqu’à présent chez un fromager du coin. Le goût était là, la texture était assez similaire mais il manquait le “skouik-skouik”, le bruit que le fromage fait lorsqu’on le mâche comme au Québec », indique-t-il.

Les deux frères viennent de monter un atelier pour fabriquer leur propre fromage à poutine.
Les deux frères viennent de monter un atelier pour fabriquer leur propre fromage à poutine. - Poutinebros

Aidés par la région Bretagne, les deux restaurateurs se sont donc formés au métier de fromager en créant leur propre atelier de fabrication de fromage à poutine. « On commencera à le servir à la rentrée de septembre », annonce fièrement Nicolas Gaudin.

Pour Poutinebros, la maîtrise de la fabrication de ses produits offre également de nouvelles perspectives. Le restaurant rennais se lance ainsi sur le marché de la franchise avec comme objectif d’ouvrir « deux ou trois restaurants d’ici la fin de l’année et cinq ou six l’an prochain ».