Réforme de la SNCF: Elisabeth Borne défend «des garanties de haut niveau» pour les cheminots

PROJET DE LOI Elisabeth Borne doit d’ailleurs réunir les partenaires sociaux vendredi, au lendemain du vote définitif de la loi…

20 Minutes avec AFP

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Elisabeth Borne, ministre des Transports, le 6 juin 2018.
Elisabeth Borne, ministre des Transports, le 6 juin 2018. — Lucile Gourdon/SIPA

La ministre des Transports Elisabeth Borne a invité ce mardi les cheminots à bien étudier le projet de loi sur la réforme ferroviaire, soulignant qu’il leur apporte « des garanties de haut niveau ». Les syndicats de cheminots entament ce mardi leur 29e jour de grève.

« La réforme arrive à son terme […] avec une loi qui va être votée demain à l’Assemblée nationale et jeudi au Sénat », a constaté Elisabeth Borne sur Franceinfo. « J’entendais sur votre antenne un cheminot qui disait "moi, je vais perdre beaucoup avec l’arrivée de la concurrence", a-t-elle dit, faisant référence à un reportage passé dans le journal précédent. C’est faux, c’est faux. »

D’après la ministre, « il y a des garanties de haut niveau. Les cheminots qui seraient transférés [à un concurrent en cas de perte d’un marché par la SNCF] emportent la garantie de l’emploi, le régime de retraite, le maintien intégral de la rémunération », a-t-elle détaillé. « Le gouvernement s’engage en faveur du secteur ferroviaire comme personne ne l’avait fait avant nous », a-t-elle également assuré, citant la prochaine reprise d’une bonne partie de la dette et un effort accru pour la maintenance du réseau.

Discussions sur la convention collective

« J’en appelle maintenant à la responsabilité des syndicats », a répété Elisabeth Borne. « Evidemment, les syndicats sont dans leur droit [de continuer la grève], mais ils doivent aussi entendre la lassitude des usagers. Ils doivent être aussi conscients de l’impact sur certains secteurs de l’économie », a-t-elle noté, évoquant les perturbations dans le fret ferroviaire.

Interrogée sur la perspective d’un prolongement de la grève pendant l’été, elle est restée dubitative : « Quel sens ça a ? La réforme, elle est votée ! Jeudi, elle sera votée. »

La ministre a appelé les syndicats à s’impliquer dans les discussions qui doivent s’ouvrir au niveau de la branche pour négocier la convention collective qui doit être bouclée avant la fin 2019, à temps pour l’ouverture à la concurrence. Elisabeth Borne doit d’ailleurs réunir les partenaires sociaux vendredi. « On ne va pas refaire la réforme », a-t-elle déjà prévenu sur Franceinfo.

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