La fin du chauffage électrique?

GRENELLE Dans le flou du dossier, l'avenir du radiateur électrique...

Angeline Benoit

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Tout n’est pas clair dans le projet de loi d'orientation du Grenelle de l'environnement, présenté ce mercredi par Jean-Louis Borloo, assure Jean-Marie Carton, qui suit le dossier pour la Confédération artisanale des petites entreprises du bâtiment (Capeb). Deux précisions sont attendues qui pourraient signifier la fin du chauffage électrique.

Déjà, les normes doivent préciser si la consommation d’énergie (en kwh par heure et mètre carré) est «nette» («énergie primaire»). Dans ce cas, elle comptabilise l’énergie nécessaire à la fabrication de l’énergie utilisée dans le logement pour le chauffage etc («énergie finale»).

Une nuance importante. En énergie primaire, un convecteur électrique est incompatible avec la norme basse consommation (50 kwh) car la fabrication d’électricité requiert beaucoup plus d’énergie que le gaz, par exemple. Mais en énergie finale, il passe.

Débat sur le taux de CO2

L’autre point crucial concerne les émissions de CO2 produites par chaque kwh. Le projet de loi Grenelle évoque un objectif de réduction sans donner de chiffres.

Or il y a actuellement débat sur le taux de CO2 à attribuer au kwh d’électricité. Si celui-ci est revu à la hausse, le chauffage électrique est doublement condamné.