Le mode d’emploi sur les économies de chauffage reste flou

GRENELLE Le gouvernement a présenté mercredi le volet «Logement»...

Angeline Benoit

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Les investissements productifs étrangers en France ont progressé de 12,4% en 2005, au niveau "record" de 664 projets, mais le nombre d'emplois générés est demeuré stable, à environ 33.300, a indiqué mercredi l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII).
Les investissements productifs étrangers en France ont progressé de 12,4% en 2005, au niveau "record" de 664 projets, mais le nombre d'emplois générés est demeuré stable, à environ 33.300, a indiqué mercredi l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII). — Robert François AFP/Archives

Douche froide. Le volet «logement» de la loi Grenelle de l’environnement présentée ce mercredi prône bien la révolution des économies d’énergie, mais sans donner le mode d’emploi. «On a un beau château de cartes, mais on attend de voir ce qu’il y a dessous pour être sûr qu’il ne va pas s’écrouler», résume Thierry Salomon, président de l’association de promotion des économies d’énergie Negawatt, et qui a participé au Grenelle. Explications.

Que dit la loi?
Dès 2012 (2010 pour les bâtiments publics et tertiaires), les constructions neuves devront consommer moins de 50 kilowattheures (kwh) par an et par mètre carré pour le chauffage, l’eau chaude, l’éclairage et la ventilation, contre 80 à 250 kwh (selon les zones climatiques) avec les règles actuelles. A partir de 2020, tout nouveau bâtiment devra produire plus d’énergie qu’il n'en consomme, grâce à des sources renouvelables (solaire etc).

La facture de chauffage va-t-elle baisser?
Pour les logements existants, des incitations sont prévues afin d’encourager les rénovations thermiques. Le nouveau crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier (mai 2007) et le prêt à taux zéro doivent être adaptés. Mais aucune précision n’a été donnée ni sur les investissements éligibles, le montant des avantages ou les critères d’attribution. Aucun détail non plus sur les outils bancaires qui permettront de financer des travaux grâce aux futures économies sur les charges. Et les mesures spécifiques pour les logements les plus énergivores ne sont pas présentées.

Enfin, le gouvernement doit encore expliquer comment un propriétaire ou un bailleur social pourra récupérer une partie du coût des travaux auprès des locataires.
Autant de points qui feront toute la différence, et qui ont été renvoyés à une loi d’application, prévue «sous peu», selon le ministère.