AccorHotels a proposé à l'Etat de lui racheter sa part dans Air France-KLM

ENTREPRISE Selon Les Echos, le groupe hôtelier se proposerait d’acheter les parts que détient l’État dans la compagnie franco-néerlandaise. Soit 14,3 % du capital. Et l’État ne serait pas insensible à la proposition...

20 Minutes avec AFP

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Des avions de la compagnie Air France à Roissy (Illustration).
Des avions de la compagnie Air France à Roissy (Illustration). — Christophe Ena/AP/SIPA

Le groupe hôtelier AccorHotels a proposé à l'Etat de lui acheter les 14,3% qu'il détient dans le groupe franco-néerlandais Air France-KLM, écrivent dimanche Les Echos sur leur site.

«L'Etat envisagerait de se défaire de tout ou partie de ses 14,3 % au capital du groupe franco-néerlandais», affirme le quotidien.

L’État pas insensible à la proposition

«Selon nos informations, il en étudierait en tout cas sérieusement la possibilité, depuis que les dirigeants d'AccorHotels ont manifesté leur intérêt pour sa participation», ajoute-t-il. Contactés par l'AFP, aussi bien AccorHotels que Bercy ont refusé de faire des commentaires.

Selon le journal, trois options sont sur la table: un rachat de la totalité de la participation de l'Etat par AccorHotels, un rachat partiel, ou enfin un «+swap+ dans lequel l'Etat recevrait des actions AccorHotels en échange de ses titres Air France-KLM».

«Aux cours actuels, il récupérerait un peu plus de 3% du capital du groupe dirigé par Sébastien Bazin», précisent Les Echos. Cette dernière solution permettrait notamment à l'Etat de garder un droit de regard sur l'avenir d'Air France-KLM.

En pleine crise sociale

Le 20 mai, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait écarté une sortie de l'Etat de la compagnie, qui est à la recherche d'un nouveau PDG depuis la démission début mai de Jean-Marc Janaillac.

Ce dernier a jeté l'éponge après le rejet de sa proposition de revalorisation salariale par 55% des salariés. Il espérait en s'adressant directement aux employés mettre un terme à la crise sociale née de revendications salariales. Quinze jours de grève cumulés ont coûté au moins 300 millions d'euros au groupe.

En attendant, une gouvernance transitoire a été mise en place le 15 mai avec l'ancienne ministre Anne-Marie Couderc comme présidente non-exécutive, appuyée par un comité de direction collégial.