Bretagne: Le volailler Doux sera repris par le géant LDC, la casse sociale limitée

AGROALIMENTAIRE Le consortium retenu par le tribunal de commerce s'engage à reprendre 908 des 1.187 salariés...

C.A. avec AFP

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Image prise le 23 mars 2018 chez le volailler Doux à Châteaulin dans le Finistère.
Image prise le 23 mars 2018 chez le volailler Doux à Châteaulin dans le Finistère. — AFP

Leur offre avait la faveur des pronostics. Et elle l’a emportée. Ce vendredi, le tribunal de commerce de Rennes a retenu l’offre de reprise du consortium emmené par LDC, Al-Munajem et Terrena pour reprendre l’activité du volailler breton Doux, dont le siège social est basé à Châteaulin (Finistère). Les nouveaux actionnaires s’engagent à conserver 908 des 1.187 salariés. Un peu moins de 250 offres de reclassement en interne seront proposées aux autres salariés.

Placé en liquidation judiciaire en avril, le groupe Doux accusait des pertes annuelles d’environ 35 millions d’euros. Trop pour la coopérative d’Ancenis (Loire-Atlantique) Terrena, qui avait demandé la liquidation. L’actionnaire s’est finalement allié au géant sarthois LDC (Loué, Le Gaulois, Marie, Maître Coq) et au Saoudien Al-Munajem. Ce dernier, principal client de Doux, va poursuivre l'export de poulets congelés vers le Moyen-Orient​.

Une nouvelle usine à construire

Quant au groupement LDC Terrena, il va construire une nouvelle usine et injecter 55 millions d’euros pour produire des poulets pour le marché français. La région Bretagne et Triskalia deviennent également actionnaires.

Seul le site de Chantonnay, en Vendée, devrait disparaître. Huit offres de reprise avaient été formulées.