Free: Un premier trimestre décevant fait dégringoler le titre en Bourse

PERTE DE VITESSE Le titre a progressé de 0,8 % au premier trimestre, mais reste encore loin des 6,9 % atteints au Q1 de 2017...

20 Minutes avec agence

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Le logo de l'opérateur Free sur la façade du siège de sa maison-mère Iliad, à Paris
Le logo de l'opérateur Free sur la façade du siège de sa maison-mère Iliad, à Paris — Eric Piermont AFP

Le temps n’est pas au beau fixe pour Free. L’entreprise a décroché de presque 20 % en Bourse ce mardi, perdant en quelques heures à peine plus de 1,5 milliards d’euros de capitalisation boursière.

Le titre de l’opérateur téléphonique passe ainsi sous la barre des 140 euros, soit une baisse de plus de 40 % depuis début 2013 où il avait atteint son sommet historique, rapporte Libération.

Une progression timide

À l’origine de cette brutale chute, un premier trimestre en demi-teinte. Le titre a certes progressé de 0,8 % atteignant 1,2 milliard d’euros, mais reste loin des 6,9 % de progression qu’il enregistrait sur la même période en 2017. Free a engrangé 130.000 nouveaux abonnés dans le mobile, mais en a perdu 19.000 dans l’Internet fixe.

« Nous n’avons pas de bons chiffres depuis un an. Mais on travaille, on réfléchit, on change tout dans l’entreprise », a admis son PDG Xavier Niel sans se démonter. « Notre idée, c’est d’abord d’être révolutionnaire, pas d’être soumis au cours de Bourse ».

Partir en Italie

Pour remonter la pente, Free a plusieurs pistes. L’opérateur compte mettre un frein aux promotions agressives, comme celle de la Freebox à 1,99 euro sur le site Vente Privée. Il réfléchit aussi à introduire un forfait intermédiaire pour attirer la clientèle à petit budget. Une nouvelle Freebox doit par ailleurs arriver en septembre prochain sur le marché.

L’autre carte que l’entreprise de Xavier Niel compte abattre est celle du développement à l’international. Free doit arriver en Italie au début de l’été avec différentes offres mobiles. Comme il l’avait fait en France de sa position de ''challenger'', l’opérateur espère renverser le marché de la téléphonie, pour l’instant contrôlé par trois entreprises historiques et bien établies.

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