Transports: Des «taxis amateurs» pourraient être autorisés dans les campagnes

MOBILITE Pour pallier le manque de transports en commun dans les campagnes, de simples particuliers pourront être autorisés à transporter des clients…

20 Minutes avec agence

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Le gouvernement envisage la création de « taxis amateurs » dans les zones rurales.
Le gouvernement envisage la création de « taxis amateurs » dans les zones rurales. — ALLILI MOURAD/SIPA

Pour compenser le manque de transports en commun dans les campagnes françaises, le gouvernement songerait à créer des « taxis amateurs ».

Dans le cadre de la future loi mobilité qui doit être discutée à l’automne au Parlement, le gouvernement travaille en effet sur une mesure applicable dans les zones rurales à faible densité de population, a révélé le quotidien Les Echos. L’objectif est de lutter contre les « déserts de mobilité » qui touchent certaines régions.

Inquiétude des taxis professionnels

Concrètement, cette loi autoriserait de simples particuliers à transporter des clients contre rémunération. Pour pouvoir exercer, ces « taxis amateurs » devront présenter un casier judiciaire vierge et demander une autorisation auprès de leur commune. Contrairement aux taxis professionnels ou aux VTC, les chauffeurs amateurs ne seront soumis à aucun examen ou formation.

Le projet fait bondir les taxis professionnels, déjà en guerre depuis plusieurs années contre les VTC. « Serait-ce de la concurrence déloyale ? », s’interroge dans La Dépêche Fabien Diaz, chauffeur de taxi dans le Gers. Il dénonce ainsi un projet « pas très clair, porté par un gouvernement parisien ». Selon ce professionnel, les taxis de campagne « restent les mieux placés pour connaître les besoins en matière de transport dans leur zone d’activité ».

Une rémunération limitée

Pourtant, le gouvernement se défend de vouloir concurrencer les taxis professionnels, même si les zones concernées par la mesure restent à déterminer. D’après La Dépêche, « il n’est pas exclu d’autoriser les chauffeurs amateurs à réaliser des trajets entre les gares et les aéroports, par exemple ».

Selon la dernière version du projet de loi, la rémunération annuelle des chauffeurs sera limitée par un plafond annuel, fixé par décret. Une mesure qui doit permettre, toujours selon le gouvernement, d’éviter les abus et de créer une trop forte concurrence aux taxis.

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