Bretagne: L'avenir du volailler Doux entre les mains du tribunal de commerce

ECONOMIE Huit offres de reprise ont été formulées pour le groupe agroalimentaire...

C.A. avec AFP

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Le siège social du groupe volailler Doux, à Châteaulin dans le Finistère.
Le siège social du groupe volailler Doux, à Châteaulin dans le Finistère. — AFP
  • Le tribunal de commerce de Rennes étudie ce mardi le dossier du volailler Doux.
  • Huit offres de reprise ont été formulées pour le groupe agroalimentaire, dont le siège est basé à Châteaulin dans le Finistère.
  • Le groupe emploie 1.200 personnes sur plusieurs sites en France.

Le dossier est épais. Ce mardi, le tribunal de commerce de Rennes se penche sur l’avenir du volailler Doux. Placé en liquidation judiciaire à sa demande, le groupe agroalimentaire breton qui emploie 1.200 personnes en France a vu huit offres de reprise être formulées. Ce sera à la justice de trancher. Le délibéré est attendu vendredi.

Les juges devront étudier chacune des propositions formulées pour les différents sites localisés dans le Finistère, les Côtes d’Armor, le Morbihan et en Vendée. La proposition formulée par le Sarthois LDC (Loué) avec Terrena, actuel actionnaire de Doux​, le groupe saoudien Al-Munajem, premier client de Doux, et la société Les Volailles de Plouray, a la faveur des pronostics. Elle prévoit de conserver 920 emplois sur 1.187 et proposerait 418 offres de reclassement aux autres salariés.

Trop de pertes pour le volailler

D’autres offres ont été formulées pour certains sites spécialisés, notamment en Vendée, où l’industriel britannique Chesterfield Poultry souhaiterait s’implanter.

Spécialisé dans le poulet congelé à destination du Moyen Orient, le volailler Doux a accusé une perte annuelle dépassant les 30 millions d'euros l'an dernier. Cela a poussé la coopérative d’Ancenis (Loire-Atlantique) Terrena à demander son placement en liquidation judiciaire en avril. Le tribunal de commerce de Rennes rendra sa décision vendredi.