Air France-KLM retire son offre sur Alitalia

ECONOMIE Moins de trois semaines après l'interruption des négociations entre les deux compagnies...

Avec agence

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Air France-KLM a annoncé lundi soir qu'il retirait son offre de rachat d'Alitalia, moins de trois semaines après l'interruption des négociations entre les deux compagnies et quelques jours après la victoire électorale de Silvio Berlusconi.
Air France-KLM a annoncé lundi soir qu'il retirait son offre de rachat d'Alitalia, moins de trois semaines après l'interruption des négociations entre les deux compagnies et quelques jours après la victoire électorale de Silvio Berlusconi. — Andreas Solaro AFP/Archives

Air France-KLM a annoncé lundi soir qu'il retirait son offre de rachat d'Alitalia, moins de trois semaines après l'interruption des négociations entre les deux compagnies et quelques jours après la victoire électorale de Silvio Berlusconi.

"Interrogé par Alitalia afin de clarifier la situation juridique créée par l'interruption de toute négociation entre Air France-KLM et Alitalia, le groupe Air France-KLM a indiqué à la compagnie italienne que les engagements contractuels pris le 14 mars dernier en vue du lancement d'une offre publique d'échange sur Alitalia n'étaient plus valides", écrit le groupe franco-néerlandais dans un communiqué.

Il estime que "les conditions suspensives qui devaient être préalablement satisfaites avant tout lancement d'une offre" n'ont "pas été remplies".

Interrogé par l'AFP, le gouvernement sortant de centre-gauche de Romano Prodi, qui avait accepté de vendre à Air France-KLM la participation de 49,9% de l'Etat italien dans Alitalia, s'est refusé à tout commentaire.

Air France-KLM avait abandonné les négociations le 2 avril après avoir jugé irrecevable la proposition des syndicats italiens qui lui demandaient notamment de conserver l'ensemble des activités de la compagnie.

Mais cinq jours plus tard, le groupe était resté ferme sur son projet de reprise, jugeant qu'il était "le seul de nature à permettre" le retour de la compagnie italienne "à la croissance rentable dans des délais rapides".

Selon l'agence Ansa, un Conseil des ministres devrait se tenir dans les prochaines 48 heures pour examiner les conséquences du retrait de l'offre du groupe franco-néerlandais, alors que la compagnie italienne est au bord de la faillite.

Le sort d'Alitalia a fait l'objet de discussions la semaine dernière entre Gianni Letta, l'homme de confiance du leader de droite Silvio Berlusconi, prochainement de retour au pouvoir, et un responsable du gouvernement sortant, avec l'objectif de trouver une solution en commun pour sauver la compagnie.

M. Berlusconi, tout d'abord opposé à Air France-KLM au profit d'une solution italienne, a très récemment accepté du bout des lèvres l'option franco-néerlandaise. Il a déclaré le 16 avril qu'il pourrait autoriser une vente d'Alitalia à Air France-KLM si la compagnie italienne était traitée sur un pied d'égalité.

Après le retrait d'Air France-KLM, les discussions pour la reprise d'Alitalia pourraient se faire avec Aeroflot.

Silvio Berlusconi a en effet obtenu vendredi du président Vladimir Poutine une reprise des contacts avec la compagnie russe. Le futur président du conseil italien a toutefois indiqué que ces discussions ne pourraient se dérouler qu'une fois achevés les contacts avec Air France-KLM.

Aeroflot s'était retirée en novembre de la course pour la privatisation d'Alitalia, en déplorant un manque d'informations et des conditions de vente insatisfaisantes.