Dieselgate: l'ancien PDG de Volkswagen et cinq autres dirigeants poursuivis aux Etats-Unis

JUSTICE Ils sont accusés de s'être entendus pour faire installer un logiciel destiné à fausser les émissions polluantes de certains modèles...

G. N. avec AFP
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Martin Winterkorn, ancien PDG de Volkswagen, en janvier 2017.
Martin Winterkorn, ancien PDG de Volkswagen, en janvier 2017. — Ferdinand Ostrop/AP/SIPA

Les autorités américaines ont engagé jeudi des poursuites judiciaires contre Martin Winterkorn, l’ancien PDG de Volkswagen, et cinq autres dirigeants du groupe automobile allemand accusés de s’être entendus pour faire installer un logiciel destiné à fausser les émissions polluantes de certains modèles. Ils « ont sciemment et délibérément commis une fraude » pour contourner les lois américaines en matière de pollution, peut-on lire dans des documents judiciaires déposés devant un tribunal de Detroit (Michigan, nord).

Le but « de la conspiration était d’enrichir illégalement VW et de s’enrichir eux-mêmes en trompant les régulateurs pour obtenir les certifications nécessaires afin de commercialiser des véhicules diesel VW aux Etats-Unis, et de les vendre aux consommateurs américains sachant clairement que ces véhicules étaient conçus pour déjouer les règles standard en matière d’émissions », accuse-t-on de même source.

Un plaider coupable

Cette « conspiration » a pris effet « d’au moins mai 2006 » à « au moins novembre 2015 » mais Martin Winterkorn n’a personnellement été mis au courant qu’en mai 2014, un an au moins avant que le scandale n’éclate au grand jour. Les autorités américaines indiquent avoir en leur possession des courriels échangés entre des employés de Volkswagen, qui mettaient souvent en copie certains des dirigeants mis en cause. Richard Dorenkamp, Heinz-Jakob Neusser, Jens Hadler, Bernd Gottweis et Jürgen Peter sont les cinq autres dirigeants inculpés par le département de la Justice.

Oliver Schmidt, à la tête du service de conformité règlementaire de VW aux Etats-Unis de 2014 à mars 2015, avait accepté en décembre de plaider coupable dans cette affaire et de coopérer avec les autorités américaines après avoir été arrêté à Miami​ où il passait des vacances. Il avait écopé d’une peine de sept ans de prison et d’une amende de 400.000 dollars.

Volkswagen avait reconnu à l’automne 2015 avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600.000 aux Etats-Unis, d’un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu’à 40 fois les normes autorisées.

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