La vague des grévistes sans papiers grossit

Angeline Benoit

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«Il appartient aux préfets d'apprécier au cas par cas les demandes de régularisation», a maintenu hier le ministre du Travail, Xavier Bertrand, sur Canal+, alors que 530 salariés sans papiers sont désormais en grève illimitée en Ile-de-France. «Ce n'est pas une histoire d'immigration, c'est d'abord une histoire de travailleurs, de droit du travail», a rétorqué l'association Droits devant!, qui a lancé le mouvement avec la CGT et quelque 300 salariés le 15 avril.

Les soutiens n'en finissent pas d'affluer. Hier, c'était au tour du socialiste Jean-Christophe Cambadélis et de SUD-Rail, après la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, la FSU, le PCF, Arlette Laguiller (LO), les Verts, la Ligue des droits de l'homme (LDH), SOS Racisme et deux syndicats patronaux de l'hôtellerie-restauration, le Synhorcat et l'Umih. Sans clandestins, certaines entreprises «fermeraient faute de main-d'oeuvre», a insisté vendredi la Confédération générale des petites et moyennes entreprises. A Lille, enfin, 32 étrangers en situation irrégulière ont entamé samedi une marche de protestation pour rallier Paris.