Le groupe Ricoh veut supprimer 360 postes en France

ECONOMIE Cela représente 15% de l'effectif du groupe japonais dans l'Hexagone...

20 Minutes avec AFP

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Les locaux de Ricoh à Rungis.
Les locaux de Ricoh à Rungis. — Google Street View

Le groupe japonais de matériel bureautique Ricoh veut procéder à 360 licenciements secs en France, soit 15 % de l’effectif dans l’Hexagone, principalement dans les services techniques et administratifs, a-t-on appris mardi de sources syndicales.

Malgré des résultats qui « demeurent fortement bénéficiaires », la direction a annoncé « un nouveau projet de restructuration qui pourrait concerner 360 postes sur les 2.300 salariés que compte l’entreprise », selon un communiqué de l’intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CFTC, FO, CGT).

La direction de Ricoh France « a présenté les grands principes de son projet de transformation d’entreprise » lors d’une « réunion sur les orientations stratégiques » en mars, a confirmé à l’AFP le groupe, basé à Rungis (Val-de-Marne). « Pour assurer sa pérennité, Ricoh France se doit de repenser son organisation et son fonctionnement en tenant compte de l’évolution technologique de son offre et de ses marchés », explique l’entreprise, qui confirme que 360 postes seront concernés « dans les fonctions Services, back office et supports » mais « sans impact sur les forces commerciales ».

Le groupe souhaite notamment « développer activement le canal de vente » numérique et « allége(r) la structure de coûts » pour « réaliser de nouveaux investissements ». Le projet, qui « devrait se clôturer à la fin de l’année 2018 », doit être abordé lors « d’une première réunion » avec les représentants du personnel mercredi, précise l’entreprise.

Les services techniques et administratifs seront les plus touchés

D’après Didier Guithou, secrétaire (CFE-CGC) du comité d’entreprise, la direction veut recourir à des « licenciements contraints », « elle ne veut pas négocier » un projet de ruptures conventionnelles collectives ni un plan de départs volontaires. « C’est plus facile pour eux. Ricoh France veut faire au plus vite et au moindre coût », a-t-il dénoncé.

Les services techniques et administratifs, avec respectivement « 206 » et « 82 » licenciements programmés dans toute la France, sont les plus touchés selon le secrétaire du CE. Les services support client, ressources humaines et marketing sont également concernés par le plan, « essentiellement » à Rungis.

L’intersyndicale de Ricoh France rappelle que la précédente réorganisation « a entraîné la suspension de 250 postes en 2013 » et que, depuis cette année-là, « plus de 200 salariés supplémentaires ont quitté l’entreprise ». Ricoh, entreprise de matériel bureautique (imprimantes, duplicopieurs, fax…) implantée dans une trentaine de villes en France, appartient à une multinationale japonaise qui emploie « plus de 108.000 employés dans le monde », selon son site Internet.