Des médicaments en libre-service: «Un nombre élevé d'accidents»

INTERVIEW Philippe Besset, de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France

Recueilli par A. B.

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Philippe Besset, de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France.

Est-ce que le médicament en libre-service est une avancée?
Le gouvernement l'a voulu mais nous ne voyons pas l'intérêt pour la santé publique. On conseille mieux derrière le comptoir.

Sauf pour comparer les prix des produits non remboursés...
En réalité, les laboratoires augmentent le prix car ils en vendent moins. Mais les écarts entre pharmacies existent et sont inacceptables. Nous demandons l'encadrement des prix.

Les hypermarchés feraient-ils mieux?
Non. En France, le Nurofen coûte en moyenne 2,96 euros contre 7,50 euros en Italie, où il est vendu en grande surface. En parapharmacie, 7.000 de nos officines font mieux que les 300 hypermarchés qui vendent les mêmes crèmes. Ici, il n'y a pas de problème de prix, mais de consommation excessive. Le nombre d'accidents est très élevé.