SNCF: La grève a déjà coûté «une centaine de millions d'euros», indique Guillaume Pépy

ECONOMIE Le directeur de la SNCF s'exprimait ce matin sur RMC...

20 Minutes avec AFP

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Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, lors d'une conférence de presse, le 7 juillet 2014 à Paris
Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, lors d'une conférence de presse, le 7 juillet 2014 à Paris — Matthieu Alexandre AFP

Il multiplie les prises de parole. Guillaume Pépy, le directeur de la SNCF était interrogé au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC en ce lundi matin de grève des cheminots. La grève a déjà coûté « une centaine de millions d’euros » à la SNCF, a déclaré son patron. Le coût de la grève, « c’est de l’ordre de 20 millions d’euros par jour » pour la SNCF, a ajouté Guillaume Pepy.

Ce lundi, la grève est « toujours très suivie, mais il y a quand même plus de trains que la dernière fois », a estimé Guillaume Pepy. « Ce que je constate, c’est que la France n’est pas paralysée », a-t-il affirmé. Mais « les clients sont lourdement pénalisés ».

Plus de 40% de grévistes

Il a souligné le préjudice subi par les entreprises ayant recours au transport ferroviaire pour les marchandises : « Il ne faut jamais l’oublier, les entreprises industrielles en France sont également pénalisées ». « Lorsque des clients de trains de marchandises voient que le fret n’est pas fiable (…) ils passent à la route et c’est très difficile de les faire revenir », s’est-il inquiété.

Au quatrième jour de mobilisation, avec 43 % de grévistes lundi parmi les personnels indispensables à la circulation des trains - conducteurs, contrôleurs, aiguilleurs - le mouvement des cheminots faiblit légèrement par rapport à la première séquence de mobilisation mardi et mercredi derniers (48 %).

La mobilisation des conducteurs - 74 % de grévistes lundi - reste cependant intacte, selon la SNCF, alors que débute l’examen dans l’Hémicycle de la réforme ferroviaire que le gouvernement entend mener « jusqu’au bout ».