Le tribunal ordonne la liquidation judiciaire du groupe Doux

AGROALIMENTAIRE Le groupe volailler emploie environ 1.200 personnes...

C.A. avec AFP

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Le siège social du groupe volailler Doux, à Châteaulin dans le Finistère.
Le siège social du groupe volailler Doux, à Châteaulin dans le Finistère. — AFP

Le groupe l'avait lui-même réclamée. Mercredi, le tribunal de commerce de Rennes a ordonné la liquidation judiciaire du volailler finistérien Doux. Cette mesure sera assortie d' une poursuite de l'activité jusqu'au 31 mai. L’entreprise, dont le siège est basé à Châteaulin, dans le Finistère, emploie un peu moins de 1.200 personnes sur plusieurs sites.

En grandes difficultés financières, Doux pourrait être partiellement repris. Le tribunal a jusqu'au 15 mai pour trancher entre les deux offres. Soit celle du géant français LDC (Loué, Le Gaulois, Marie…), qui s’est allié avec le groupe saoudien Al-Munajem, premier client de Doux, et la coopérative Terrena, actuel propriétaire du volailler breton. Soit l’offre concurrente émise par l’Ukrainien MHP. 

Une offre plus «généreuse» pour l'emploi

La première solution permettrait de reprendre 920 emplois et de reclasser l'ensemble des autres salariés du groupe, qui emploie actuellement 1.187 personnes. Cette offre apparaît nettement plus avantageuse que celle de l'Ukrainien, qui envisageait de conserver 285 personnes auxquelles s'ajouteraient environ 430 postes au démarrage d'une nouvelle unité de production d'ici deux ans.

Le groupe Terrena, actionnaire principal du volailler, accusait des pertes annuelles de 35 à 36 millions annuelles. «Ce n'est plus soutenable», avait annoncé la coopérative basée en Loire-Atlantique. Troisième leader mondial de la volaille, Doux avait déjà été placé en redressement judiciaire en 2012. Un millier d'emplois avaient été supprimés.