Bretagne: Les poulets de Loué et le groupe ukrainien MHP en lice pour reprendre Doux

AGROALIMENTAIRE Les deux candidats à la reprise du volailler breton ont détaillé leurs offres...

J.G. avec AFP
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Image prise le 23 mars 2018 chez le volailler Doux à Châteaulin dans le Finistère.
Image prise le 23 mars 2018 chez le volailler Doux à Châteaulin dans le Finistère. — AFP

Dans l’attente de son placement en liquidation judiciaire, qui pourrait intervenir dans les prochains jours, le volailler breton Doux suscite des convoitises. Le groupe français LDC, qui possède notamment les poulets de Loué, et l’agro-industriel ukrainien MHP, ont tous deux déposé une offre pour reprendre l’entreprise.

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Le groupe LDC a détaillé ce jeudi son offre de reprise. Il propose de reprendre 298 salariés et promet 203 offres de « reclassements de proximité ». Ce plan prévoit un investissement de 60 millions d’euros, auquel s’ajouterait la construction d’un nouveau site industriel d’abattage et de découpe de volailles à Châteaulin (Finistère) pour un investissement industriel de 55 millions d’euros.

LDC associé à Terrena et à un groupe saoudien

Cette offre s’inscrit dans « les offres concertées » d’un consortium qui permettrait de conserver 920 emplois, ont annoncé jeudi la coopérative Terrena et le ministère de l’Agriculture. Ce consortium, composé des principaux acteurs français de la filière avicole, LDC et Terrena, qui avait repris Doux, ainsi que du premier client de Doux, le groupe saoudien Al-Munajem et de la société Les Volailles de Plouray, proposerait par ailleurs 418 offres de reclassement aux autres salariés de Doux, qui emploie actuellement 1.187 personnes.

MHP prévoit d’investir 76 millions d’euros dans une nouvelle usine

Mercredi soir, le groupe ukrainien MHP a également détaillé son offre de reprise qui vise à développer « un projet stratégique industriel de long terme à Châteaulin, Quimper et Plouray » en Bretagne. MHP fait notamment miroiter la perspective d’un investissement de « 76 millions d’euros » destiné à « construire une nouvelle usine » à Chateaulin « d’ici deux ans » et « à remettre à niveau » d’autres installations.

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La stratégie du groupe ukrainien « permettrait la sauvegarde immédiate d’environ 285 postes auxquels s’ajouteraient environ 430 postes au démarrage de la nouvelle unité de production à Chateaulin » indique le communiqué. Les employés de l’usine de Chateaulin qui ne seront pas repris dans l’immédiat, bénéficieraient alors « d’une priorité à l’embauche ».

« Il s’agit d’un changement complet de stratégie », a précisé la porte-parole, en « abandonnant la production de certains produits congelés destinés à l’export, remplacés par des produits frais pour le marché français » a-t-elle ajouté.