Bretagne: La Région prête à injecter 15 millions d’euros pour sauver Doux

ECONOMIE Le volailler breton compte déposer sa demande en liquidation judiciaire début avril...

J.G.

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Image prise le 23 mars 2018 chez le volailler Doux à Châteaulin dans le Finistère.
Image prise le 23 mars 2018 chez le volailler Doux à Châteaulin dans le Finistère. — AFP

La région Bretagne se porte au chevet de Doux, en grandes difficultés financières. Vendredi, le volailler breton avait annoncé qu’il allait demander son placement en liquidation judiciaire le 3 avril devant le tribunal de commerce de Rennes.

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Dans l’attente de la décision, une offre de reprise du groupe ukrainien MHP est actuellement à l’étude. Le projet ne comprend pas le site de Chantonnay (Vendée), qui emploie quelque 300 personnes (dont environ 150 en CDI). Le site va donc fermer et les salariés seront licenciés.

Sauver l’emploi en Bretagne

Pour tenter de maintenir une activité en Bretagne, la région se dit prête ce lundi à participer financière en mettant « jusqu’à 15 millions d’euros sur la table » pour accompagner un projet de reprise. Depuis octobre, la région Bretagne peut désormais entrer au capital d’une entreprise privée sous certaines conditions.

Dans le cas de Doux, les élus bretons se saisissent donc de cette nouvelle possibilité pour sauver « l’emploi des salariés et des éleveurs en Bretagne » et participer à « la structuration d’une filière pérenne en France », indique Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne. « Je poursuivrai mes contacts, jusqu’à la date limite de dépôt des offres, auprès des repreneurs potentiels, des ministères concernés, des représentants des salariés, des éleveurs et de Terrena », a-t-il ajouté dans un communiqué.