Déficit public: Le déficit français est revenu dans les clous européens en 2017

DETTE Toutefois, la dette publique française a progressé en 2017, à 2.218 milliards d'euros...

20 Minutes avec AFP

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Paris le 28 janvier 2013. Illustration facade ministere des finances. Bercy. Drapeau francais.
Paris le 28 janvier 2013. Illustration facade ministere des finances. Bercy. Drapeau francais. — A. GELEBART / 20 MINUTES

La France a enregistré en 2017 un déficit public plus faible que prévu, à 2,6 % du produit intérieur brut (PIB) au lieu des 2,9 % officiellement attendus, a annoncé ce lundi l’Insee dans un communiqué.

C’est la première fois depuis 2007 que la France repasse sous la fameuse barre des 3 % de déficit exigée par les traités européens. En 2016, le déficit s’était établi à 3,4 % du PIB.

Retour dans les clous européens

D’après l’Insee, la baisse du déficit n’a toutefois pas permis de faire refluer la dette publique, qui continue à s’accumuler tant que les comptes publics sont dans le rouge.

Fin 2017, cette dernière a atteint 97 % du PIB, contre 96,6 % fin 2016. En valeur absolue, la dette est désormais de 2.218 milliards d’euros, soit 66 milliards de plus qu’en 2016 (2.152 milliards).

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Le retour de la France dans les clous européens est une bonne nouvelle pour le gouvernement, qui avait fait du passage sous les 3 % la clé de voûte de sa politique budgétaire.

« Je ne fais pas des 3 % un totem, mais un symbole : celui de la crédibilité retrouvée auprès de nos partenaires européens », avait expliqué à l’automne le ministre des Finances Bruno Le Maire.

La France doit « montrer l’exemple »

La France était le dernier pays de l’Union européenne avec l’Espagne à être encore sous le coup d’une procédure pour déficit excessif. Bruxelles, qui a déjà accordé à la France deux délais de deux ans (2013 et 2015) pour revenir dans les clous, avait exclu toute nouvelle rallonge.

« Pour être le leader en Europe », la France doit « montrer l’exemple », avait mis en garde fin janvier le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici, appelant Paris à poursuivre ses efforts.

Dans son projet de loi de finances 2018, le gouvernement a inscrit un déficit de 2,8 % cette année, et 2,9 % l’an prochain. Mais ces chiffres pourraient être revus à la baisse, d’autant que la croissance - et donc les rentrées fiscales - s’annonce plus forte en 2018 que les 1,7 % actuellement prévus.