Bretagne: Le volailler Doux demande sa liquidation judiciaire

ECONOMIE Les actionnaires espèrent toujours être repris…

avec AFP

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Image prise le 23 mars 2018 chez le volailler Doux à Châteaulin dans le Finistère.
Image prise le 23 mars 2018 chez le volailler Doux à Châteaulin dans le Finistère. — AFP

Le volailler Doux va demander son placement en liquidation judiciaire début avril. C’est ce qu’il est ressorti du Comité central d’entreprise (CCE) qui se tenait ce vendredi au siège du volailler à Châteaulin, dans le Finistère. Le groupe est actuellement en discussion avec l’Ukrainien MHP et espère tout de même poursuivre ses activités. Un millier d'emplois sont menacés.

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Le groupe compte déposer sa demande le 3 avril devant le tribunal de commerce de Rennes, selon une source syndicale. « Les discussions avec MHP ne sont pas achevées à ce jour. MHP travaille toujours avec Doux sur son offre et reste un partenaire potentiel sérieux pour élaborer un projet », a précisé le volailler dans un communiqué. MHP a jusqu’au 28 mars minuit pour déposer un projet de reprise.

Des pertes de 35 millions par an

Le volailler breton, placé en redressement judiciaire en 2012, avec à la clé la suppression d’un millier d’emplois, est entré dans le giron de Terrena, deuxième groupe coopératif agricole français en mars 2016. Mais, selon ce dernier, il perd entre 35 et 36 millions d'euros par an​. Début mars, la coopérative a indiqué qu’elle ne pourrait pas soutenir « éternellement » le volailler, qui est à la recherche de 100 millions d’euros pour changer de modèle économique.

Le projet de reprise du groupe MHP, qui se présente comme le leader de la volaille en Ukraine, ne comprend pas le site de Chantonnay (Vendée), qui emploie quelque 300 personnes (dont environ 150 en CDI). Un nouveau CCE doit se tenir le 3 avril à Châteaulin.