Paris est la deuxième ville la plus chère du monde, derrière Singapour

CLASSEMENT Paris n'est devancé que par Singapour, dans un classement qui ne prend pas en compte les prix de l'immobilier…

Caroline Sénécal avec AFP

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Une voiture de luxe devant une boutique de luxe à Paris. (Illustration)
Une voiture de luxe devant une boutique de luxe à Paris. (Illustration) — ERIC PIERMONT / AFP

Et la ville la plus chère du monde est… Singapour. Il s'agit de la cinquième année consécutive que la cité-Etat d'Asie du Sud-est devance Paris et Zurich. Elles sont respectivement deuxièmes ex aequo, selon le classement annuel établi par l’Economist Intelligence Unit (EIU) publié ce jeudi.

La raison de cette position ? Le coût prohibitif de l’achat d’une automobile à Singapour, petit archipel à forte croissance économique et au niveau de vie élevé qui attire nombre d’expatriés. Pour l’acquérir, l’acheteur doit s’acquitter d’une licence dont le montant atteint environ 31.000 euros. Ce Certificate of Entitlement (COE) porte le coût d’une berline de moyenne gamme à plus de 50.000 euros.

Autre grande place financière d’Asie, Hong Kong arrive en quatrième position, suivie par Oslo. Séoul et Genève se partagent la sixième place, précédant Copenhague, Tel Aviv et Sydney, selon cette étude.

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Les fluctuations des devises demeurent une cause majeure des changements dans ce classement établi chaque année. Ainsi, aucune ville américaine, à commencer par New York, ne se trouve dans le top 10 en raison de la faiblesse du dollar, ni Tokyo.

L’Asie, un continent onéreux

Dans l’ensemble, les villes asiatiques sont les plus chères ​pour les dépenses alimentaires, tandis que l'Europe est en tête pour les dépenses de ménage, les soins personnels et les loisirs, selon l’étude, qui ne mentionne pas le coût du logement pour établir ce classement.

Parmi les villes les moins chères du monde figurent Damas (Syrie), Caracas (Venezuela), Lagos (Nigeria) et Karachi (Pakistan), selon la même source.

« Pour dire les choses simplement, es villes les moins chères semblent aussi être moins vivables », soulignent les auteurs de l’étude.