Côté emploi, les prévisions ne sont pas au beau fixe chez Météo France

SOCIAL Dans le cadre de la baisse des effectifs dans la fonction publique, la direction de Météo France prévoit la suppression de 475 postes d’ici 2022…

B.C.

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Au siège de Météo France, salle des prévisions, à Toulouse (archive).
Au siège de Météo France, salle des prévisions, à Toulouse (archive). — Frederic Scheiber/20 Minutes

Le ciel n’est pas vraiment dégagé chez Météo France côté emploi. Le service officiel de la météorologie et de la climatologie ne sera en effet pas épargné par la baisse des effectifs dans la fonction publique.

D’ici 2022, de nombreux postes vont être supprimés selon une information du journal Le Monde. 475 précisément selon les syndicats sur les 3.000 agents actuellement en poste, principalement des non-remplacements de départs à la retraite.

Fermeture de centres régionaux

« Nous étions déjà sur un rythme d’une centaine de suppressions de postes chaque année depuis 2012, nous serons 2.500 dans cinq ans. La direction est en train d’élaborer sa stratégie pour une fermeture progressive de la plupart de ses centres en région, il ne devrait rester que Paris et Toulouse ainsi que les directions interrégionales », déplore Christine Berne du syndicat Solidaires-Météo.

Aux côtés des autres organisations, elle dénonce l’automatisation des prévisions. La suppression de ces postes de proximité va aussi entraîner selon les syndicats des mutations imposées, mais aussi l’extension géographique des missions des prévisionnistes et une perte de l’expertise locale.

De son côté, le PDG de Météo France a assuré au journal Le Monde qu’il n’y aura aucun départ forcé puisque le nombre de départs à la retraite sera plus important que le nombre de suppressions de postes.