VIDEO. Les baisses des cadences de production de l’A380 et l’A400M vont affecter 3.700 postes chez Airbus

AERONAUTIQUE Airbus a confirmé mercredi une baisse des cadences de production sur ses chaînes d’assemblage de l’A380 et l’A400M. Cela affectera 3.700 postes, mais sans «licenciement sec» selon les syndicats…

B.C.

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La chaînes des A380 va enregistré une baisse de cadence pour atteindre d'ici 2020 la production de six avions
La chaînes des A380 va enregistré une baisse de cadence pour atteindre d'ici 2020 la production de six avions — Alexandre GELEBART/REA
  • Airbus a annoncé la suppression de 3.700 postes, dont 470 en France.
  • L'A400M et l'A380, en proie à des difficultés, vont voir leurs cadences de production réduites.

A l’issue d’un conseil d’entreprise européen, ce mercredi à Toulouse, Airbus a confirmé que des baisses de cadences de production allaient toucher ses programmes A380 et A400M, deux avions touchés par des difficultés au cours des dernières années.

Ce plan, qui avait fuité dans Challenges vendredi, prévoit la production de six A380 et de huit A400M par an à compter de 2020. Cette année, la livraison de 12 exemplaires de l’A380 est prévue. Quant à l’A400 M, sa production pour 2018 a été fixée à 15 avions. Ces annonces auront forcément des répercussions sur les effectifs des chaînes d’assemblage.

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« Airbus estime que ces mesures affecteront au maximum 3.700 postes sur les sites situés dans les pays fondateurs de l’entreprise : la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne », indique l’avionneur européen dans un communiqué.

Salariés redéployés, pas de licenciement

Il s’engage à présent dans une procédure de négociations avec les syndicats « en vue d’analyser les impacts potentiels de cette décision sur les effectifs de l’entreprise et de lancer conjointement des mesures d’atténuation ».

Airbus va notamment proposer aux salariés concernés des « opportunités dans les programmes qui connaissent actuellement une montée en cadence », comme l’A350 à Toulouse qui connaître de son côté une augmentation des cadences.

Il n’y aura pas de licenciement sec, « pour l’instant il est question de suppressions de postes », a indiqué Jean-Marc Escourrou, le secrétaire FO d’Airbus SAS à la sortie du conseil d’entreprise européen. Ce sont les intérimaires et les sous-traitants qui devraient faire les frais de ces réductions de postes.

En France, 470 postes seraient concernés : 320 à Toulouse, dont 250 sur les chaînes de production, 50 à Saint-Nazaire et 100 à Nantes.

Le pays le plus touché est l’Allemagne avec 1.900 postes concernés.