Le terminal 2 de l'aéroport de Roissy (image d'illustration).
Le terminal 2 de l'aéroport de Roissy (image d'illustration). — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

ENCHERES

L'Etat va lancer la privatisation de la société Aéroports de Paris

L’Etat envisage sérieusement de privatiser la société Aéroports de Paris, dans le cadre de la loi Pacte de Bruno Le Maire, révèlent nos confrères de BFM Business…

L’Etat veut vendre aux enchères sa participation au capital d’Aéroports de Paris (ADP), qui s’élève à 50,6 %. C’est la loi Pacte de Bruno Le Maire, discutée ce samedi à Matignon, qui devrait rendre possible cette privatisation. Elle sera présentée mi-avril, mais déjà, les candidats à la reprise se bousculent.

La loi Pacte est censée permettre à l’Etat de descendre sous le seuil de 50 % du capital, ce qui est interdit aujourd’hui. A terme, l’Etat pourra se désengager totalement de la société gestionnaire des aéroports de Roissy, Le Bourget et Orly.

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Après de nombreuses discussions sur des points précis de ce désengagement, deux décisions clés ont été prises. La première est la vente totale de la participation de 50,6 % de l’Etat au capital d’ADP. En parallèle, il compte bien conserver un rôle actif sur ces sites stratégiques : 6.600 hectares d’aérogares et 412 hectares de réserves foncières. « Il dispose d’une régulation forte et de garde-fou suffisant pour conserver ses droits sur les dessertes, le foncier et la sécurité », confirme une source à BFM Business. « Dans ces conditions, l’État n’a pas de raison de conserver une participation », ajoute une autre.

Pas de licence infinie

Cette opinion était partagée par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron qui avait proposé cette privatisation alors qu’il était à Bercy, ce que Manuel Valls, alors Premier ministre, lui avait refusé. Deuxième décision importante : la durée d’exploitation des aéroports. L’Etat dispose d’une licence sans durée, mais pas question que cela soit le cas pour le nouvel actionnaire. La licence devrait être comprise entre 70 et 90 ans.

Et l’Etat disposera de droit de veto sur les projets fonciers. La participation de l’Etat est valorisée à 8,2 milliards d’euros. De nombreuses entreprises se sont portées candidates à la reprise de ces parts. Parmi eux, le français Vinci fait figure de favori, d’autant qu’il détient déjà 8 % d’ADP. Les noms de l’Italien Atlantia, déjà propriétaire de l’aéroport de Nice et de l’Espagnol Ferrovial sont aussi cités.