Echec des négociations sur le plan de départs volontaires chez Pimkie

ECONOMIE Deux syndicats majoritaires ont refusé de signer l’accord proposé par la direction de la chaîne de prêt-à-porter…

Mikael Libert

— 

Le siège social de l'enseigne Pimkie est basé à Villeneuve d'Ascq, près de Lille, dans le Nord.
Le siège social de l'enseigne Pimkie est basé à Villeneuve d'Ascq, près de Lille, dans le Nord. — M.ALLILI / SIPA

Constat d’échec. Ce lundi, les syndicats FO et CGT, majoritaires au sein de l’entreprise, ont confirmé leur intention de ne pas signer le texte proposé par la direction de Pimkie concernant la mise en place d’un plan de départs volontaires. un nouvel échec pour l’enseigne du groupe Mulliez, après le rejet de la rupture conventionnelle collective. En l’état, ce sont 208 emplois qui doivent être supprimés chez Pimkie.

« Nous venons d’apprendre que FO Pimkie ne signe pas l’accord de plan de départs volontaires, a déclaré Valérie Pringuez, déléguée syndicale CGT. Il n’y a donc pas d’accord majoritaire. » Selon la syndicaliste, la direction « va devoir passer par une décision unilatérale avec homologation » par la direction du travail (Direccte).

Des mesures qui ne passent pas

La dernière réunion de négociation avait eu lieu jeudi entre la direction de Pimkie et les partenaires sociaux. Selon la CGT, le seul point ayant avancé à l’issue de cette réunion concernait « l’augmentation de l’enveloppe supplémentaire pour la formation ».

Ce sont les autres mesures qui ont poussé FO et la CGT à ne pas parapher le texte. Il y avait, entre autres, la possibilité de licencier pour motifs économiques, une rupture amiable du contrat de travail au lieu d’un licenciement ou encore le non-reclassement dans d’autres enseignes du groupe Mulliez.

>> A lire aussi : Des salariés de Pimkie lancent une pétition pour dénoncer le plan de départs volontaires

Dès jeudi soir, la CGT avait réaffirmé son intention de ne pas valider cet accord. L’inconnue venant de la position des autres syndicats qui devaient consulter leurs bases. Finalement, FO s’est rallié aux partisans du contre, argumentant que le syndicat « ne cautionne pas le principe de licenciements à bas coûts ». FO a par ailleurs précisé que « le combat continue auprès de la Direccte pour veiller à ce que les mesures présentées par la direction correspondent à minima aux mesures négociées ».