Gironde: Après l'annonce de Ford à Blanquefort, Bruno Le Maire lance un groupe de travail

EMPLOI Le groupe automobile a annoncé mardi sa décision de ne plus investir sur le site industriel Girondin, qui emploie 910 personnes…

E.P. avec AFP

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Une journée usine morte est organisée lundi 23 janvier 2017 chez Ford à Blanquefort
Une journée usine morte est organisée lundi 23 janvier 2017 chez Ford à Blanquefort — M.Bosredon/20Minutes

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire va mettre en place un « groupe de travail restreint », en relation directe « avec les représentants de Ford », dans le but de « maintenir l’activité » sur le site de Blanquefort, a-t-il annoncé vendredi lors d’une conférence de presse.

Une réunion était organisée à Bercy après l'annonce mardi du groupe automobile de ne plus investir dans son site de production de boîtes de vitesses, menaçant ainsi les emplois des quelque 910 personnes qui y travaillent, sans compter les intérimaires.

Ce groupe de travail sera « représenté par Jean-Pierre Floris », délégué interministériel à la restructuration industrielle, et devra discuter « directement avec les représentants de Ford du volume de production, du type de production que Ford entend maintenir dans les mois qui viennent sur le site de Blanquefort », a-t-il détaillé.

Rencontre entre le ministre et le directeur de Ford Europe

Le ministre rencontrera en personne le directeur Europe de Ford « dans les jours qui viennent » afin de « connaître exactement ses intentions sur le site », a-t-il par ailleurs indiqué. « Ford doit comprendre que la détermination de l’Etat, des élus locaux, des salariés à maintenir l’activité sur ce beau site de Blanquefort est totale », a déclaré Bruno Le Maire.

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Bruno Le Maire s’exprimait à l’issue d’une rencontre ayant réuni vendredi à la mi-journée à Bercy les représentants du personnel de l’usine, ainsi que des élus locaux.

« Nous sommes tous déterminés à mettre Ford devant ses responsabilités », a déclaré Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux-Métropole, réclamant « des engagements précis sur le plan de charge qui assurera l’activité de l’entreprise jusqu’à la fin 2019 ». « C’est difficile car nous avons des interlocuteurs qui ne jouent pas véritablement le jeu », a-t-il regretté.

Une assemblée générale ce lundi

De leur côté, les représentants syndicaux ont salué le soutien affiché par l’Etat et les élus locaux. « La décision la plus urgente, c’est d’avoir des volumes supplémentaires pour les produits que l’on fait actuellement », a déclaré Gilles Lambersend, secrétaire du comité d’entreprise. Un comité de suivi doit se tenir le 9 mars à la préfecture de la Gironde mais dès lundi, l’intersyndicale FO, CGT, CFDT, CFE-CGC et CFTC a appelé les salariés à deux heures de débrayage et la tenue d’une assemblée générale.

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Les emplois du site Ford Aquitaine Industries (FAI) étaient protégés par un accord-cadre quinquennal passé entre Ford et les autorités contre le versement d’aides publiques, mais cet accord s’achève fin mai.