La Société Générale a signé un accord permettant la rupture conventionnelle collective

EMPLOI Ces dispositions concernent 2135 postes, mais la banque prévoit de limiter les départs en donnant « la priorité au reclassement interne »…

20 Minutes avec AFP

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Parmi les banques visées : la Société Générale.
Parmi les banques visées : la Société Générale. — ALLILI MOURAD/SIPA

Trois syndicats ont signé. La banque Société Générale a annoncé ce jeudi avoir signé un accord majoritaire avec les syndicats lui permettant d’avoir recours à la rupture conventionnelle collective pour réduire ses effectifs.

Cet accord, signé par trois organisations syndicales, le SNB/CFE-CGC, la CGT et la CFTC, permet « aux salariés d’opter pour une rupture conventionnelle collective pour réaliser un projet, ou de bénéficier d’un aménagement de fin de carrière », précise la banque dans un communiqué. Ces dispositions concernent 2135 postes, mais la Société Générale prévoit de limiter les départs en donnant « la priorité au reclassement interne ».

Au total, 3.450 postes supprimés entre 2016 et fin 2020

L’entreprise, qui employait 18 500 personnes fin 2017 dans son réseau en France, avait annoncé fin novembre vouloir fermer 300 agences et supprimer 900 postes supplémentaires d’ici 2020. En tenant compte des annonces précédentes, cela conduirait à fermer 500 agences et supprimer 3 450 postes entre 2016 et fin 2020.

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Les personnes qui choisiront de partir via la rupture conventionnelle collective (RCC) obtiendront « une mensualité par semestre d’ancienneté », plafonnées à trente mensualités, et devront avoir « un projet professionnel », a expliqué Philippe Fournil pour la CGT, un syndicat ayant contesté contre l’instauration par ordonnance de ces ruptures conventionnelles collectives. Ces salariés pourront à ce titre bénéficier d’une prime supplémentaire pour « création d’entreprise » ou pour des « formations ». « Ce n’est pas une « prime à la valise » comme le permet le dispositif Macron », a insisté Philippe Fournil.

Un nouveau dispositif d’accompagnement à la mobilité

Par ailleurs, les salariés « à quatre ans de la retraite » pourront partir « en échange d’ une rémunération à 70 % », et les mesures de reclassement prévoient « un droit de recours auprès d’une commission paritaire » si le poste proposé ne semble pas « convenable », a-t-il détaillé.

L’accord met également en place un nouveau dispositif d’accompagnement à la mobilité au sein de l’entreprise, qui favorise via des incitations financières les mouvements de salariés « vers les régions du Nord » et l’Ile-de-France, où l’entreprise a plus de mal à recruter, a dit Sophie Waskar (SNB/CFE-CGC).