Réforme de la SNCF: La CFDT Cheminots propose une «grève reconductible à partir du 14 mars»...

CHEMINOTS Revivez les développements après la conférence de presse du Premier ministre, en direct, concernant le futur de la SNCF...

Nicolas Raffin

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Illustration d'une récente rame de type Francilien sur la ligne J du reseau Ile-de-France, stationnant en gare de Ermont-Eaubonne le 22 février 2018
Illustration d'une récente rame de type Francilien sur la ligne J du reseau Ile-de-France, stationnant en gare de Ermont-Eaubonne le 22 février 2018 — PATRICK LEVEQUE/SIPA

L'ESSENTIEL :

  • Le rapport Spinetta remis il y a quelques jours propose de réformer la SNCF en profondeur. 
  • Parmi les pistes proposées, figure la fin du statut des cheminots ou la fermeture des lignes faiblement fréquentées. 
  • Les propositions ont reçu un accueil hostile des syndicats de la SNCF qui appellent à la grève le 22 mars. 

A LIRE AUSSI : 

>> Le gouvernement engage sa réforme du rail

>> Pour se réformer, la SNCF doit-elle s'inspirer des exemples anglais ou allemand?

>> Faut-il vraiment réformer le statut de cheminot?

 

20h30: Ce live est à présent terminé, merci de l'avoir suivi avec nous.

20h25: « Je ne mets pas en cause les personnes. Je constate. »

20h23: « On a concentré les moyens sur les lignes à grande vitesse. »

20h21: « Il n’y a rien dans le texte qui concerne les retraites des cheminots. »

20h20: « Si je recours aux ordonnances, c’est que je veux avancer. Je ne veux pas d’enlisement. »

20h18: « Ça fait 40 ans que nous faisons des choix contestables », poursuit Edouard Philippe

20h15: « Année après année la qualité de service décroît », estime le Premier ministre Edouard Philippe sur France 2

19h30: La CFDT Cheminots propose une « grève reconductible à partir du 14 mars »

18h30: « Il va sans doute falloir un mois de grève »

« Pour faire plier le gouvernement, il va sans doute falloir un mois de grève, prédit Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, syndicat majoritaire de la SNCF. Nous allons relever le défi. On est sûrement parti pour l’un des plus importants mouvements sociaux de l’histoire de la SNCF », a indiqué le syndicaliste dans les colonnes du Parisien.

17h42: Lutte ouvrière estime que le président «joue la provocation» en recourant aux ordonnances

Dans un édito sur leur site internet, Lutte ouvrière dénonce la réforme de la SNCF annoncée par le Premier ministre, estimant par ailleurs que le président de la République «joue la provocation» en ayant recours aux ordonnances. Le parti soutient les cheminots et appelle à la grève, estimant par ailleurs que «dans ce bras de fer, ce ne sont pas seulement les cheminots qui jouent gros, c’est aussi l’ensemble du monde du travail».

17h20: Le PCF soutient la manifestation du 22 mars

Sur son site internet, le PCF appelle «à soutenir et participer massivement à la journée de mobilisation organisée par les organisations syndicales le 22 mars à Paris», jugeant que la «réforme de la SNCF [représente] une privatisation sur fond d’autoritarisme». Le groupe des députés communistes a par ailleurs annoncé sur les réseaux sociaux participer à la manifestation. 

17h16: Le mouvement démocrate (Modem) salue le «courage» du gouvernement

Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale, a salué ce lundi sur Twitter le «le courage du gouvernement» «en confirmant son souhait de réformer la SNCF». Le mouvement démocrate, allié du parti présidentiel LREM, participe au gouvernement d'Edouard Philippe, avec les ministres Jacqueline Gourault et Geneviève Darrieussecq. 

 

16h57: Edouard Philippe au 20h de France 2 ce lundi pour parler de la SNCF

 

16h51: Pour Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, la réforme de la SNCF ne contient «rien de rien» sur le service aux usagers

L'ancien élu Les Républicains se montre lui aussi critique des annonces du Premier ministre. «On passe à côté de l'essentiel. L'essentiel c'est que le rapport Spinetta et ce que veut faire le gouvernement passent complètement à côté des cinq millions de passagers qui prennent le train tous les jours», a affirmé Xavier Bertrand (divers droite) devant un groupe de journalistes. «Je vois bien que la dette les obsède, je peux les comprendre, mais j'aimerais mieux qu'ils soient obsédés par le service aux clients», or, en la matière, «il n'y a rien de rien aujourd'hui comme propositions, rien du tout», a-t-il insisté.

16h45: Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, dénonce un «démantèlement du service public»

La sénatrice s'oppose au recours aux ordonnances et a dénoncé ce lundi sur Public Sénat une «provocation inacceptable». « Ce serait un déni de démocratie. Le président du Sénat a raison. Ce ne serait pas acceptable ». Elle dit encore rejetter l’ensemble de la réforme qui vise « au démantèlement du service public. (…) A force d’avoir réduit l’investissement public, au bout du compte, on tue la SNCF au lieu de s’attaquer aux causes réelles », a-t-elle souligné.

 

16h40 : Le candidat à la tête du PS Emmanuel Maurel la formule du «nouveau monde » popularisée par l’exécutif

Candidat au poste de premier secrétaire du PS, Emmanuel Maurel a réagi sur Twitter après les annonces du Premier ministre Edouard Philippe. Le député européen dénonce notamment : « Vision technocratique de l'action publique, abaissement du Parlement, mépris des corps intermédiaires : c'est ça le "Nouveau Monde"? » 

 

16h26: La réunion de l'intersyndicale se tiendra mardi à 10h à Paris

15h50: L'Unsa (2e syndicat) va proposer à l'intersyndicale une grève «avant le 22 mars»

L'Unsa-ferroviaire, deuxième syndicat à la SNCF, va proposer à l'intersyndicale prévue mardi après-midi une grève «avant le 22 mars», a déclaré à l'AFP son secrétaire général Roger Dillenseger. Le 22 mars est la journée de mobilisation commune avec les fonctionnaires. «Je vais demander à ce que demain on rentre dans un processus (...) d'alerte sociale à la SNCF, qui pourra déboucher sur la grève», a précisé Roger Dillenseger.

15h30: « La méthode des ordonnances est un passage en force qui consiste à mépriser la représentation nationale », fustige Alexis Corbière (LFI)

Le député a en outre indiqué que « le 22 mars les organisations syndicales vont se mobiliser, les français vont défendre ça. Les cheminots se battent pour la conception de ce service public, pour cette conception de la République. »

15h: Pour le FN, « Les exemples, à l’étranger, de privatisation et d’ouverture à la concurrence du rail ont été des catastrophes »

Steeve Briois, secrétaire général du FN a expliqué que « pour la réforme de la SNCF, comme avec la loi Travail, le gouvernement va recourir aux ordonnances et étouffer le débat démocratique. Les exemples, à l’étranger, de privatisation et d’ouverture à la concurrence du rail ont été des catastrophes. »

14h30: LR réagit aux annonces du Premier ministre

Gilles Platret, un des porte-parole du parti, a indiqué : « Est-ce qu’on a vraiment besoin, dans l’état de la situation, de légiférer par ordonnances ? Ça n’était pas un engagement de campagne ». « Il faut être très vigilant à ce que finalement, par un effet de cascade et de dominos, en changeant juridiquement le statut de la SNCF, on n’aboutisse pas à ce que les petites lignes soient exceptées d’un système qui reste et doit demeurer un système de service public. Le service public peut tolérer, c’est quelque part sa noblesse, des déficits, dès lors qu’ils sont compensés par la satisfaction de l’intérêt général », a-t-il poursuivi.

13h50: Les annonces d’Edouard Philippe qualifiées de « provocation » par les syndicats de cheminots SUD-Rail et CFDT

« L’annonce de la fin du statut est vécue par les agents comme une vraie injustice et une vraie provocation », a ainsi déclaré Erik Meyer (SUD-Rail), dénonçant par ailleurs « un chantage à l’ordonnance ».

« Ce n’est pas de nature à établir un débat serein », a-t-il regretté.

« En cadeau d’anniversaire des 80 ans de la SNCF, on lui dit que finalement elle est responsable de tous les maux du ferroviaire », a de son côté estimé Didier Aubert (CFDT). « C’est quand même un raccourci très provocateur » de la part du Premier ministre, s’est-il offusqué.

13h30: Un appel à la grève à partir du 12 mars sera discuté entre syndicats

La CFDT-Cheminots proposera en effet ce mardi aux trois autres syndicats représentatifs de la SNCF de lancer un appel à la grève reconductible à partir du 12 mars, a déclaré à Reuters son secrétaire général, Didier Aubert.

Les quatre organisations doivent se retrouver pour décider d'organiser ou non une riposte commune aux annonces du Premier ministre, Edouard Philippe, lequel a confirmé ce lundi la volonté du gouvernement de recourir, au moins pour une part, aux ordonnances afin de réformer le système ferroviaire.

Pour l'heure, la puissante CGT-Cheminots, l'UNSA-ferroviaire et SUD-Rail ont seulement appelé les salariés de la SNCF à manifester le 22 mars, une date qui coïncide avec une journée de mobilisation dans la fonction publique.

11h00: Une réforme par ordonnances «risque de mettre de l'huile sur le feu»

«Trop d'ordonnances ça peut tuer le malade». Invité de franceinfo ce matin, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a averti qu'«une réforme par ordonnances de la SNCF «risque de mettre de l'huile sur le feu»». 

«On ne nous a jamais parlé d'ordonnances sur la SNCF», a-t-il affirmé, estimant que le gouvernement a la «tentation de vouloir passer en force et de confondre vitesse et précipitation». «Sur un dossier comme celui-là, il pourrait prendre le temps d'une véritable consultation», a-t-il ajouté, rappelant qu'«il y a des lignes rouges», notamment la question du statut des cheminots.

10h53 : Fin de la conférence de presse. 

Les principaux points à retenir concernant le plan du gouvernement pour la SNCF :

  • Les cheminots actuels gardent leur statut spécifique. En revanche, les futurs embauchés n'y auront pas droit. 
  • Le gouvernement utilisera les ordonnances pour faire passer son projet le plus vite possible. Une phase de concertation est néanmoins prévue pendant deux mois. 
  • L'Etat pourrait reprendre une partie de la dette de la SNCF, à condition que l'entreprise fasse des « efforts ». 

10h45: Le gouvernement va recourir aux ordonnances pour la réforme de la SNCF

« Nous mènerons des concertations méthodiques » promet le Premier ministre. Mais « si certains sujets s'enlisent, si certains tentent de confisquer le débat ferroviaire (...) alors le gouvernement prendra ses responsabilités ». La concertation devrait durer deux mois: les ordonnances seront prises avant l'été. 

10h43 : L'Etat « prendra sa part de responsabilité » sur la dette 

Edouard Philippe n'a pas précisé quel montant pourrait être repris par l'Etat, ni à quelle échéance, se bornant à indiquer que cela se ferait « avant la fin du quinquennat ». 

10h41: La SNCF doit être prête à faire face à l'ouverture à la concurrence

« J'observe que beaucoup de président de Régions réclament [cette concurrence] (...) Ce que nous voulons c'est une nouvelle SNCF porteuse d'un nouveau contrat social avec les cheminots ».  

10h38 : Edouard Philippe s'exprime sur le statut des cheminots 

Le statut ne sera pas remis en cause pour ceux qui sont déjà embauchés. Mais « la SNCF ne peut rester la seule à recruter au statut (...) A l'avenir, il n'y aura plus de recrutement au statut ». 

10h36 : La réforme de la retraite des cheminots est renvoyée à plus tard 

Edouard Philippe estime que ce point pourra être intégré à la réflexion globale sur les retraites menées par Jean-Paul Delevoye. 

10h35 : Le gouvernement n'entend pas fermer les petites lignes 

« Je ne suivrai pas le rapport Spinetta sur ce point ». L'Etat va accroitre fortement les moyens consacrés à la rénovation du réseau : «10 millions d'euros par jour pendant 10 ans» affirme Edouard Philippe. 

10h33 : « Le statut quo n'est pas une option » déclare le Premier ministre

Il annonce un «nouveau pacte ferroviaire», avec des trains plus ponctuels, plus nombreux, une entreprise mieux gérée. « L'Etat fixera un cadre neuf, adapté, stable, et permettant le développement du transport ferroviaire ». 

10h31 :« Jamais le contribuable n'a consacré autant d'argent au système ferroviaire » 

«Il y a des réformes qu'on aurait dû faire depuis longtemps» explique Edouard Philippe, qui estime que la dette de la SNCF «menace d'engloutir tout le système». 

10h25 : Bonjour à tous, nous allons suivre ce matin la conférence de presse d'Edouard Philippe sur la réforme de la SNCF.