Aviation: Air France met un terme aux vérifications d’identité à l’embarquement

SECURITE La mesure s’applique sur les vols en France et au sein de l’espace Schengen…

C. Ape.

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Un appareil Air France - Illustration
Un appareil Air France - Illustration — BERTRAND GUAY / AFP

Depuis lundi, Air France ne vérifie plus que le nom qui apparaît sur votre billet d’avion correspond bien à celui qui se trouve sur votre passeport, sur les vols en France et au sein de l’espace Schengen, rapporte Europe 1.

Le Figaro, citant un porte-parole de la compagnie, évoque aussi cette mesure, qui s’applique également aux filiales Hop ! et Transavia.

La compagnie aérienne justifie cette décision auprès du Figaro et « estime que la procédure visant à vérifier que le nom mentionné sur la carte d’embarquement du passager correspond bien à celui de la carte d’identité du passager, était obsolète depuis le 1er novembre dernier. C’était une mesure que nous avions remise temporairement en place en 2016. L’état d’urgence étant levé, nous sommes revenus à ce que nous faisions avant. »

Une étape qui ne constitue pas un contrôle d’identité, argue Air France

Un choix qualifié d'« inacceptable » pour le maire de Nice, Christian Estrosi.

Gilles Leclair, directeur de la sûreté aérienne d’Air France, a indiqué au micro d’Europe 1 que cette étape ne constitue pas un contrôle d’identité. « Les personnes qui se présentent à la porte d’embarquement sont censées être sécurisées, puisqu’elles sont passées à l’inspection-filtrage et qu’elles ont subi les contrôles habituels, c’est-à-dire un contrôle de leur bagage cabine au rayon X et parfois un contrôle d’éventuelles traces d’explosifs. Les personnes qui arrivent à l’embarquement […] ne constituent pas un problème de sécurité lorsqu’elles montent dans l’avion », a-t-il argué.

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Le syndicat des pilotes d’Air France (SPAF), lui, est inquiet. Grégoire Aplincourt, président du SPAF, a estimé au micro de la même radio qu' « au moindre souci, on ne pourra pas identifier le passager qui aura utilisé un billet ». Et de poursuivre : « avec cette mesure, vous pouvez avoir un passager dans l’avion qui vient pour essayer de commettre un acte de malveillance. Heureusement, les bagages sont filtrés mais globalement, vous pouvez très bien avoir un passager dans l’avion qui a fait acheter son billet par quelqu’un d’autre pour de mauvaises raisons ».