Carrefour: 2.400 postes supprimés au siège et 2.100 salariés des ex-magasins Dia sur la sellette

ECONOMIE Le groupe Carrefour a dévoilé ce mardi son plan de transformation...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de l'enseigne Carrefour.
Illustration de l'enseigne Carrefour. — JACQUES DEMARTHON AFP

On s’en doutait mais c’est confirmé. Carrefour va supprimer 2.400 postes à son siège en France, qui en compte actuellement 10.500, via un plan de départs volontaires, dans le cadre de son « plan de transformation », a annoncé ce mardi le groupe dans un communiqué.

Carrefour va aussi mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) pour les 2.100 salariés des 273 ex-magasins Dia dont le groupe va se séparer. L'« ambition » est de pouvoir faire des « offres attractives de reclassement » à la moitié de ces 2.100 salariés et de trouver des repreneurs pour ces magasins, a précisé le PDG du groupe Alexandre Bompard.

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Pas de fermeture d'hypermarchés Carrefour prévues

Il a en outre indiqué que Carrefour n’avait « aucun projet » de fermeture d’hypermarchés en France, lors de la présentation de son plan stratégique, expliquant qu’il avait été décidé de « passer cinq magasins en location-gérance ».

Il a par ailleurs annoncé une réduction des coûts de deux milliards d’euros dès 2020 en année pleine, notamment via des économies sur la logistique et les coûts de structure, ainsi qu’un projet de réduction de 273 magasins anciennement Dia mais passés sous sa propre enseigne. Carrefour compte au total 115.000 salariés en France.

« Apporter les nouveautés » de l’ère numérique

Arrivé cet été à la tête de Carrefour, Alexandre Bompard joue gros en annonçant un « plan de transformation » du géant de la distribution, contraint d’amorcer un virage stratégique.

Le PDG doit relever deux défis de taille : « gérer l’héritage » des hypermarchés, issus de la précédente révolution commerciale, celle des années 1960, et leur « apporter les nouveautés » de l’ère numérique, afin d’entrer « dans le commerce du XXIe siècle », explique Philippe Moati, co-président de l’Observatoire Société et Consommation (L’ObSoCo).