La reprise économique est plus homogène, se félicite Christine Lagarde

BONNE NOUVELLE Avec une croissance de 3,6 % cette année, l’économie mondiale reviendra au taux moyen des deux décennies qui ont précédé la grande crise financière de 2007-2008…

N.Sa avec AFP

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La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde lors d'un discours donné à l'occasion de la réunion annuelle du FMI, à Washington le 13 octobre 2017.
La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde lors d'un discours donné à l'occasion de la réunion annuelle du FMI, à Washington le 13 octobre 2017. — Jose Luis Magana/AP/SIPA

Une année 2018 qui s’annonce bien sur le plan économique.
« En 2017, pour la première fois depuis longtemps, nous avons revu à la hausse nos prévisions de croissance dans le monde - auparavant, nous les révisions plutôt à la baisse », se félicite Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire internationale ( FMI) dans l’entretien au Journal du dimanche.
« La reprise est plus forte, mieux partagée, elle n’est plus seulement tirée par les "grands émergents" », explique-t-elle.

« Quand le soleil brille, il faut en profiter pour réparer le toit. »

Avec une croissance de 3,6 % cette année, « l’économie mondiale reviendra au taux moyen des deux décennies qui ont précédé la grande crise financière de 2007-2008 », relève la responsable. Pour 2018, le FMI table sur une accélération à +3,7 %.
« Cette reprise est propice, soit à poursuivre les réformes structurelles lorsqu’elles ont été engagées, soit à décider de les mener », estime Christine Lagarde, répétant sa formule fétiche : « Quand le soleil brille, il faut en profiter pour réparer le toit. »

« La réalisation de réformes structurelles importantes doit constituer pour la France un gage de crédibilité afin d’engager ensuite un dialogue de fond sur la modification des institutions européennes ou aller plus loin dans l’intégration européenne », selon la patronne du FMI.

« L’euro se porte bien »

« Je crois que le président Macron a un train de réformes successives en tête avec un calendrier », se félicite-t-elle à ce sujet. Christine Lagarde indique en particulier qu’elle a « toujours de l’espoir » dans le projet européen, citant les idées de défense commune, d’une politique énergétique convergente ou d’une ligne européenne de défense de l’environnement.

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Et quand bien même le projet d’union monétaire européenne ne sera « peut-être » jamais achevé « parce que l’Europe n’est pas unie pour aller vers plus d’intégration tout en maintenant la souveraineté des États » , Christine Lagarde juge que « l’euro se porte bien ».

La zone euro « est fortement consolidée par rapport à ce qu’elle était en 2008 », constate-t-elle. « A l’époque, on était en risque permanent, on se demandait si l’euro allait tenir bon et on attendait l’ouverture des marchés dans l’angoisse. Depuis, il y a eu l’adoption d’un mécanisme de stabilité (et) le début d’une Europe bancaire. »