VIDEO. Stationnement: Préparez-vous, le big-bang des amendes arrive le 1er janvier 2018

PARKING La réforme doit permettre de fluidifier la circulation des centres-villes…

Nicolas Raffin

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Illustration de places de stationnement payant
Illustration de places de stationnement payant — J. Urbach/ 20 Minutes
  • A partir du 1er janvier, les municipalités auront le pouvoir de fixer le tarif des amendes de stationnement.
  • Ce contrôle pourra être externalisé et confié à des sociétés privées.
  • Plusieurs autres pays européens qui ont mis en place la réforme ont constaté une amélioration du taux de paiement du stationnement.

Fini la contravention, place au « forfait post-stationnement » (FPS). A partir du 1er janvier 2018, les villes auront la main sur le montant des pénalités à infliger aux automobilistes qui « oublient » de mettre des pièces dans le parcmètre. D’un point de vue juridique, il ne s’agira plus d’une amende, puisque le non-paiement du stationnement sera dépénalisé. Le stationnement gênant, quant à lui, sera toujours sanctionné d’un PV pouvant aller jusqu’à 135 euros.

Certaines communes vont profiter pleinement de cette liberté. Lyon, avec un FPS fixé à 60 euros (dans l’hypercentre), sera la ville la plus « sévère » de France. Néanmoins, Paris n’est pas loin derrière, avec une pénalité de 50 euros à partir de l’année prochaine (du 1er au 11e arrondissement). A l’inverse, d’autres municipalités comme Marseille restent au niveau actuel (17 euros), comme le montre notre carte interactive :

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Améliorer la circulation

Avec l’augmentation de la fréquence des contrôles – qui pourront être confiés à des prestataires privés -, les communes espèrent faire changer les mentalités. Selon une étude du Groupement des autorités responsables du transport (Gart), la proportion d’automobilistes qui payent leur stationnement est passée de 30 % à plus de 85 % au Royaume-Uni et en Espagne, après la mise en place de réformes similaires. De quoi faire rêver Paris, où neuf automobilistes sur dix ignorent le parcmètre lorsqu’ils se garent.

Cette chasse aux resquilleurs doit permettre une meilleure circulation dans les centres-villes. « Dans les métropoles, 20 % des véhicules en circulation cherchent une place de stationnement », expliquait mi-octobre Guy le Bras, directeur général du Gart, lors d’une conférence à Marseille. Avec des places qui se libèrent plus vite, la fluidité du trafic s’améliorera.

Des recettes en hausse

Les trésoreries des municipalités devraient aussi bénéficier de cette réforme du stationnement. Jusqu’à présent, l’État leur reversait 500 millions d’euros par an au titre des amendes. Le durcissement des pénalités, le renforcement des contrôles, et le fait que de nombreux automobilistes choisissent désormais de payer leur stationnement devrait faire augmenter la recette globale, jusqu’à 1 milliard d’euros selon le Gart.

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Néanmoins, cet argent ne pourra pas être utilisé n’importe comment : la loi précise que les recettes devront aller aux transports en commun ou « propres » (vélos, véhicule électrique…).