Entretien des routes: Le ministère des Transports dément l'idée d'une nouvelle vignette

CIRCULATION L’état cherche des financements pour pallier la dégradation de la qualité des routes françaises…

D. D.

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Des vignettes sur le pare-brise d'une automobile (image d'illustration)
Des vignettes sur le pare-brise d'une automobile (image d'illustration) — GEOFFROY VAN DER HASSELT

« Il n’a jamais été envisagé d’instaurer une vignette sur les automobilistes », a réagi ce lundi un porte-parole du ministère des Transports. Selon les informations du Parisien, un comité d’experts avait en effet été chargé de plancher sur l’entretien des voies. Et parmi les pistes envisagées pour récupérer la manne financière indispensable à leur remise en état aurait figuré en bonne place la création d’une nouvelle vignette automobile.

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« De très nombreuses propositions sont formulées dans le cadre des Assises nationales de la mobilité par de très nombreux acteurs, qui n’engagent pas le gouvernement », a encore démenti le ministère des Transports, précisant que le gouvernement présentera « en février ses orientations pour une nouvelle politique de mobilité ». Plusieurs vignettes décorent déjà les pare-brise des conducteurs français. La plus récente, « Crit’Air », a été lancée en 2016 pour signaler les véhicules les moins polluants.

Le mauvais état des routes cause de mortalité ?

Selon Le Parisien, des experts mandatés par la ministre des Transports Elisabeth Borne évoquaient l’hypothèse d’une nouvelle vignette.  Hervé Maurey, sénateur (UDI) de l’Eure, donne ainsi un exemple imagé au quotidien : si « les trains payent une redevance à SNCF Réseau pour l’usure des rails », les « véhicules légers passent et repassent sur les routes sans rien verser ».

Un état de fait qui engendre un manque d’entretien des routes et par là même une baisse de la sécurité. Effacement des marquages au sol, qualité de l’asphalte, chaussées glissantes, nid-de-poule : ces facteurs pourraient influencer la mortalité sur les routes françaises. Pour rappel, elle est en hausse depuis 2014 pour la première fois depuis 1972.

Entre 75 et 125 euros par véhicule et par an

Le montant à récupérer est estimé entre 3 et 5 milliards d’euros par an selon Le Parisien. Qui fait le calcul : avec près de 40 millions de voitures en circulation, il faudrait débourser entre 75 et 125 euros par véhicule et par an.

Selon le quotidien, cette nouvelle vignette devait possiblement être cumulée avec d’autres mesures comme l’augmentation de la taxe sur l’essence ou la facturation au kilomètre de la circulation des camions comme des voitures.