Les producteurs de poulet soupçonnés d'entente sur les prix

CONSOMMATION Parmi les groupes impliqués, LDC (Loué, Le Gaulois), ainsi que Doux (Père Dodu) et Gastronome...

Avec agence

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L'évêque d'Aire et Dax (Landes) a lancé vendredi un appel aux catholiques landais pour qu'ils gardent raison face à la crise de la grippe aviaire et continuent à "consommer normalement" de la volaille, même pendant le Carême, par solidarité avec la filière avicole.
L'évêque d'Aire et Dax (Landes) a lancé vendredi un appel aux catholiques landais pour qu'ils gardent raison face à la crise de la grippe aviaire et continuent à "consommer normalement" de la volaille, même pendant le Carême, par solidarité avec la filière avicole. — Fred Dufour AFP/Archives

Après les produits d'entretien et les billets d'avion, les poulets. Les autorités de la concurrence enquêtent depuis novembre 2007 sur une éventuelle entente sur les prix entre les producteurs de poulet, affirme ce jeudi le «Figaro».

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) n'a souhaité «ni démentir ni confirmer» l'information.

Loué, Le Gaulois, Père Dodu...

Parmi les groupes impliqués, le quotidien cite le numéro un du secteur, LDC (Loué, Le Gaulois), ainsi que Doux (Père Dodu) et Gastronome (Les Poulets de Gers), alors que seul Duc échapperait à l'enquête. Les producteurs de canards comme Delpeyrat ou Euralis sont également cités dans l'affaire, mais aussi les distributeurs.

Les enquêteurs de la DGCCRF avaient détecté des «anomalies» sur les prix dans les rayons boucherie-volaille des grandes surfaces dès 2006. De quoi relancer la polémique sur la hausse des prix dans les grandes surfaces. Mardi, Christine Lagarde a indiqué que les prix des produits alimentaires, d'hygiène et d'entretien dans les grandes surfaces ont augmenté de de 5% entre février 2007 et février 2008.

>> Lire notre enquête sur le prix du jambon, du cochon au supermarché...

«Nous sommes beaucoup plus préoccupés par la rentabilité de la filière et la diminution de la production en France à cause des importations de volailles du Brésil et de Thaïlande qui ne respectent pas les réglementations européennes en matière sanitaire et d'alimentation animale», a indiqué le président de la FIA.

La production française de volailles (1 milliard de têtes/an pour 1,8 million de tonnes) a baissé de 20% dans les 10 dernières années, alors que les importations (environ 20% de la consommation) ont plus que doublé, souligne-t-il, précisant que le prix moyen de la volaille payé par le consommateur était de 6,19 euros en 2007 contre 6,30 en 2001.