«Paradise Papers»: Bernard Arnault, le patron de LVMH, aurait réalisé plusieurs montages offshore

FISCALITE L’homme d’affaires aurait utilisé des montages financiers pour l’acquisition d’un terrain à Londres et l’achat de yachts de luxe…

H. B.

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Le patron du groupe LVMH, Bernard Arnault, le 6 février 2015
Le patron du groupe LVMH, Bernard Arnault, le 6 février 2015 — Guillaume Souvant AFP

Bernard Arnault, première fortune française, figure lui aussi dans les « Paradise Papers ». Le patron de LVMH aurait eu recours à des montages offshore pour l’acquisition d’un terrain à Londres et l’achat de yachts de luxe, révèle ce mercredi le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

Selon Le Monde, le milliardaire français serait le bénéficiaire d’une société immatriculée sur l’île de Jersey qui a acquis en 2000 un terrain de 129 hectares au nord de Londres. Les journalistes qui ont enquêté sur cette affaire tentent aujourd’hui de savoir si ce montage a été mis en place pour des raisons fiscales et si cette maison a été intégrée ou non au patrimoine fiscal du milliardaire.

Un yacht aux îles Caïmans géré depuis Malte

Les « Paradise Papers » révèlent aussi qu’un montage financier a servi à Bernard Arnault pour acheter son yacht en 2015. Le navire est détenu par une société maltaise, appartenant en réalité à LVMH via des prête-noms, et navigue sous le pavillon des îles Caïman. Selon les journalistes du Monde, ce montage financier permettrait à Bernard Arnault d’exclure ce yacht du calcul de l’ISF.

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Ce ne serait pas la première fois que le milliardaire réalise des montages via des paradis fiscaux. Le Monde indique que le milliardaire était déjà passé en 2010 par un autre paradis fiscal, le Luxembourg, pour des investissements.

LVMH, numéro un mondial du luxe, n’a pas souhaité faire de commentaires dans l’immédiat.