VIDEO. «Paradise Papers»: Le cinéaste Jean-Jacques Annaud aurait caché 1,2 million d’euros au fisc français

FISCALITE Le réalisateur français aurait régularisé sa situation le 12 octobre dernier…

H. B.

— 

Le réalisateur Jean-Jacques Annaud, le 16 février 2015.
Le réalisateur Jean-Jacques Annaud, le 16 février 2015. — A.Chauvet/20Minutes

Il est à son tour éclaboussé par les « Paradise Papers ». Le cinéaste et réalisateur français Jean-Jacques Annaud aurait caché au fisc pendant vingt ans une partie des recettes de ses films via un trust aux îles Caïmans et à Hongkong, révèle ce mercredi  le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

Tout aurait commencé en 1997 après le succès mondial du film Sept ans au Tibet avec Brad Pitt qui a rapporté plus de 110 millions d’euros au box-office. Quelques jours avant la sortie du film aux Etats-Unis, le réalisateur français aurait créé le trust « Los Condores Trust » aux îles Caïmans.

« Bon cinéaste, mais pas excellent fiscaliste », concède l’avocat du réalisateur

« Ce mécanisme a permis à Jean-Jacques Annaud de placer son argent tout en se tenant à distance des radars du fisc français », révèle France Inter qui fait partie de la cellule d’investigation de l’ICIJ. Le réalisateur aurait ainsi dissimulé 1,48 million de dollars, soit plus de 1,2 million d’euros au fisc français.

>> A lire aussi : Apple, Nike, Lewis Hamilton s'ajoutent à la liste des entreprises mises en cause

Averti il y a quelques semaines par les journalistes enquêtant sur les « Paradise Papers », Jean-Jacques Annaud aurait depuis régularisé sa situation auprès de Bercy.

Ses avocats assurent que Jean-Jacques Annaud avait été encouragé à l’époque à faire ce montage financier par des cabinets anglo-saxons. « Jean-Jacques Annaud est bon cinéaste, mais pas excellent fiscaliste. Je pense qu’il a été conseillé par des avocats anglo-saxons, mais aussi par la banque », a déclaré l’un des avocats du cinéaste à France Info.