Le patronat secoué par le scandale de l'UIMM

A. B. (avec AFP) - ©2008 20 minutes

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La chef des patrons, Laurence Parisot, a suscité la tempête, ce week-end, en interrompant ses vacances pour appeler à un nettoyage des instances patronales. « Trop, c'est trop. Cela salit l'image des entreprises, du Medef, mon image », s'est-elle indignée samedi sur France 2 et dans une interview au Journal du Dimanche, après des révélations sur l'indemnité de départ de 1,5 million d'euros obtenue par son ancien numéro 2, Denis Gautier-Sauvagnac. Ce dernier a reçu cet argent de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), la plus riche et la plus puissante fédération du Medef, dont il a abandonné la présidence en octobre, à cause d'une enquête judiciaire sur des retraits massifs d'argent liquide d'une « caisse noire ».

Dénonçant un comportement « méprisant et méprisable », Parisot a demandé aux membres de l'UIMM de démissionner de leurs mandats dans des institutions où ils exercent au nom du Medef. Mais si Michel de Virville a accepté de quitter l'Assurance-chômage, l'injonction a suscité la fureur du nouveau président de l'UIMM, Frédéric Saint-Geours. Une « réunion exceptionnelle » est convoquée aujourd'hui pour riposter à cette « campagne violente » à l'encontre de la métallurgie.