Daniel Bouton: «Ma démission n'est plus sur la table»

SOCIETE GENERALE Le PDG de la banque a affirmé ce lundi...

Avec agence

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Pour son PDG, Daniel Bouton, la Générale n'est pas une "cible", et celui qui voudra la racheter devra de toute façon "payer le prix fort", car elle a pris soin, après l'OPA manquée de la BNP en 1999, de verrouiller son capital.
Pour son PDG, Daniel Bouton, la Générale n'est pas une "cible", et celui qui voudra la racheter devra de toute façon "payer le prix fort", car elle a pris soin, après l'OPA manquée de la BNP en 1999, de verrouiller son capital. — Martin Bureau AFP
Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, a affirmé dans un entretien aux «Echos» ce lundi que sa démission n'«était plus sur la table».

«J'ai proposé ma démission par deux fois. Le conseil d'administration l'a refusée par deux fois (...) Ma démission n'est plus sur la table», a-t-il confirmé. «Je reste, je pilote, je conduis. Il ne doit y avoir aucun doute là-dessus», a-t-il encore précisé.

«Une énorme fraude»

Interrogé sur la perte de 4,9 milliard d'euros dans les comptes 2007, Daniel Bouton a estimé celle-ci était «une perte opérationnelle résultant d'une énorme fraude». «La banque de détail en France, les autres métiers de la Société Générale vont bien, sont très performants et démontrent de la qualité du modèle équlibré développé depuis 1999», a-t-il ajouté.

Concernant les dérivés d'action, le PDG de la Société Générale a avoué que la banque avait «effectivement prévu un ralentissement de l'activité avec des conditions de marché qui sont défavorables depuis l'été». «Dès 2009, sinon en 2010, nous fonctionnerons de nouveau à plein sur les dérivés d'actions, un métier sur lequel nous sommes leaders», a affirmé Daniel Bouton.