Nice: Vers une nouvelle étape décisive pour l'avenir du Negresco

JUSTICE Le procureur a demandé un changement de gouvernance, après la nomination d’une administratrice judiciaire en 2013…

Fabien Binacchi

— 

Le Negresco à Nice est l'un des derniers palaces familiaux 100% français
Le Negresco à Nice est l'un des derniers palaces familiaux 100% français — VALERY HACHE AFP
  • A la demande du procureur de la république, le tribunal de commerce de Nice pourrait décider de mettre un terme à l'administration judiciaire du Negresco, ce vendredi.
  • Les employés de l'établissement de la promenade des Anglais redoutent cette décision.

Nouveau bouleversement en vue pour le Negresco ? Ce vendredi, le tribunal de commerce de Nice pourrait décider de faire rentrer l’illustre hôtel de la promenade des Anglais, placé sous administration judiciaire depuis 2013, dans une nouvelle gouvernance. A la demande du procureur de la République de Nice.

>> A lire aussi : Le Negresco, patrimoine de l'art français exposé aux convoitises

« Il y a eu un très bon travail de sauvetage, dixit Jean-Michel Prêtre. Maintenant, il faut mettre un terme aux solutions d’urgence qui ont été décidées en 2013. Et instaurer une nouvelle administration ad hoc. » En clair, installer une direction capable de faire retrouver au Negresco sa place dans un univers concurrentiel.

Avec de vrais professionnels du tourisme

Plus en capacité d’assurer la bonne gestion des lieux, la propriétaire du Negresco, Jeanne Augier, 94 ans aujourd’hui, avait été placée sous tutelle dès le 20 mars 2013. Et une administratrice avait été nommée.

>> A lire aussi : Un jeune administrateur du Negresco a-t-il profité de la faiblesse de la propriétaire nonagénaire de l'hôtel?

« Il s’agit d’une entreprise importante de la Côte d’Azur et il faut qu’elle soit en capacité de se projeter dans l’avenir de manière dynamique, avec à sa tête de vrais professionnels du tourisme », a pointé le représentant du parquet.

Les employés inquiets de perdre leur administratrice

Un chamboulement envisagé qui n’est pas fait pour rassurer les salariés de cet établissement, témoin dela Belle époque. Fin septembre, lors d’une première audience finalement renvoyée, des employés étaient venus protester, tous affublés du même t-shirt floqué des inscriptions « #jesuisnegresco », « j’aime ma boîte », « j’aime mon job » et « je défends notre avenir ».

Et tous inquiets de perdre leur administratrice judiciaire qui fait depuis tourner la boutique d’une manière rigoureuse, selon eux. Surtout tant que la succession de la propriétaire du palace, Jeanne Augier, n’est pas réglée. Le tribunal va devoir arbitrer.