Bercy songe à une baisse des charges sur les salaires des plus qualifiés

FISCALITE Bruno Le Maire a estimé « justifié d’alléger massivement les charges sur les salaires les plus bas et sur les niveaux de qualification les plus modestes »...

20 Minutes avec AFP
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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire — PHILIPPE LOPEZ / AFP

L’objectif est de soutenir l’innovation et la montée en gamme dans l’industrie. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a proposé ce lundi « d’ouvrir une réflexion » à propos des allégements de charges sur les salaires des plus qualifiés, au-delà des seuils actuels.

Le ministre a estimé « justifié d’alléger massivement les charges sur les salaires les plus bas et sur les niveaux de qualification les plus modestes ».

Cette politique « était justifiée et efficace, mais insuffisante ». Elle « sera maintenue (…) dans le cadre du CICE qui sera transformé en allégements de charges directs en 2019 », a-t-il rappelé lors du lancement à Bercy du label « French Fab » destiné aux PME et ETI industrielles.

Réfléchir à la compétitivité-coût lié au coût du travail

« Mais je pense qu’il ne faut pas fermer la porte à des allégements de charges plus importants, au-delà de la limite des 2,6 Smic », a ajouté le ministre.

Il a dit que si l’économie française « doit avoir des salariés toujours plus qualifiés », alors il faut « ouvrir la réflexion sur des allégements de charges sur les salariés les plus qualifiés ».

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« Je propose d’ouvrir, ici à Bercy, une réflexion sur ce sujet de la compétitivité-coût lié au coût du travail » qui portera « sur les allégements de charges au-dessus de ce qui existe aujourd’hui », a-t-il dit.

Dans le domaine fiscal, le ministre de l’Economie et des Finances a de nouveau défendu les réformes en cours, comme la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière.

« Une politique fiscale pour l’innovation »

Ce « n’est pas une politique fiscale pour les riches (…) , c’est une politique fiscale pour l’investissement, pour l’innovation », a-t-il affirmé.

« La France est appauvrie, la France est désindustrialisée, la France a perdu des emplois parce qu’elle n’a pas voulu mettre en place la politique fiscale que nous mettons aujourd’hui en place », a lancé Bruno Le Maire.

« Je ne crois absolument pas à la théorie du ruissellement des richesses (…) Je crois à la nécessité de créer des richesses avant de les redistribuer (et) d’alléger la fiscalité sur le capital pour que nos entreprises puissent mieux se financer, investir et innover », a déclaré le ministre.