Régimes spéciaux SNCF: Macron essaie de «diviser» les citoyens, dénonce Martinez

SOCIETE Le leader de la CGT a défendu le régime « particulier » de la SNCF, « financé uniquement par les cheminots »...

20 Minutes avec AFP

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Le numéro 1 de la CGT Philippe Martinez, le 1er mai 2017.
Le numéro 1 de la CGT Philippe Martinez, le 1er mai 2017. — LEWIS JOLY/SIPA

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé jeudi qu’Emmanuel Macron essayait de « diviser » les citoyens avant la mobilisation du 12 septembre contre les ordonnances réformant le Code du travail, avec son projet de suppression des régimes spéciaux de retraite à la SNCF.

« Cette annonce, c’est du réchauffé », a estimé Philippe Martinez, interrogé par Public Sénat sur un entretien d’Emmanuel Macron datant de juillet et rendu public mercredi.

Une nouvelle « surprenante » à « quelques jours d’une mobilisation »

Le chef de l’Etat y envisage une vaste réforme de la SNCF, passant par une suppression rapide des régimes spéciaux de retraite. Selon le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, il ne s’agit que de « pistes de réflexion ».

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« On trouve ça assez surprenant, qu’à quelques jours d’une mobilisation de salariés du public et du privé, réapparaisse une nouvelle de ce type », a ajouté Philippe Martinez. « C’est une spécialité d’Emmanuel Macron d’essayer d’opposer les citoyens entre eux ».

« On veut faire passer les cheminots pour des privilégiés », a-t-il assuré.

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Un président qui tente de « diviser »

Selon lui, « c’est grave qu’un président de la République, qui est normalement là pour rassembler les citoyens, essaye en permanence de les diviser ».

Le leader de la CGT a défendu le régime « particulier » de la SNCF, « financé uniquement par les cheminots ».

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« Ils paient plus de cotisations d’ailleurs dans leur régime que ce que paient l’ensemble des citoyens sur le régime général », a-t-il affirmé. « Cela concerne les retraites, et la santé. Un cheminot qui part de la SNCF ne touche pas le chômage ».

« C’est un régime qui est autofinancé par les cheminots, ça ne coûte rien. Ce régime est excédentaire, et je pense que ça intéresse beaucoup le gouvernement de récupérer l’excédent de ce régime pour l’injecter dans un autre régime ».