GM&S Industry: La justice met en délibéré à jeudi sa décision sur l’offre de reprise partielle

JUSTICE « On a assez peu de doutes sur ce qui va se passer jeudi », a annoncé l’avocat des salariés de l’usine…

20 Minutes avec AFP

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Les presses de l'usine de La Souterraine sont à l'arrêt complet depuis une semaine.
Les presses de l'usine de La Souterraine sont à l'arrêt complet depuis une semaine. — Nicolas Raffin/20 Minutes

Ce devait être l’épilogue d’un dossier industriel qui a occupé le devant de la scène politique ces derniers mois. Le tribunal de commerce de Poitiers a mis sa décision en délibéré à jeudi sur l’offre de reprise de l’équipementier automobile creusois GM&S par l’emboutisseur GMD, une offre partielle qui verrait 120 emplois préservés sur 277, a annoncé ce lundi l’avocat des salariés de GM & S.

Le tribunal « a mis sa décision en délibéré au 7 septembre », a annoncé Me Jean-Louis Borie aux salariés et à la presse à l’issue de l’audience à huis clos. « On a assez peu de doutes sur ce qui va se passer jeudi », a-t-il ajouté en référence à une validation de l’offre, assurant que cet « épisode n’est pas l’épilogue » et que « seule l’action des salariés peut faire évoluer la situation » pour améliorer l’offre.

Une offre « pas rationnelle » sur le plan industriel, « insuffisante » sur l’emploi 

La juridiction (qui pourrait mettre sa décision en délibéré à quelques jours) devra statuer jeudi sur l’offre de reprise partielle de GM&S (emboutissage, assemblage, tôlerie) par le leader français de l’emboutissage, GMD (Groupe Mécanique Découpage) : la seule offre ferme sur la table, valide jusqu’au 20 septembre. Une offre qui a mis des mois à accoucher, et dont la dernière condition suspensive a été levée fin juillet par le PDG de GMD, Alain Martineau, venu alors à La Souterraine chercher « l’adhésion » des salariés.

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Le Comité d’entreprise de GM&S, dans un avis rendu vendredi, s’est certes bien gardé de rejeter l’offre GMD mais a réaffirmé sa position : une offre « pas rationnelle » sur le plan industriel, « insuffisante » sur l’emploi et l’accompagnement, et sans garantie sur la « pérennité » du site. Et le personnel, soulignent CGT et FO de GM&S, a voté à 70 % pour la poursuite des actions dans les jours à venir. Afin de « faire bouger les lignes » sur l’emploi préservé, et sur l’accompagnement des licenciés.