STX France: Paris et Rome d'accord pour surmonter leurs divergences

ECONOMIE Les gouvernements français et italien ont convenus d'aplanir leurs divergences après la nationalisation du chantier naval STX France, pourtant promis à l'Italien Fincantieri, qui a ouvert une crise entre les deux pays...

20 Minutes avec AFP

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L'Italie et la France se sont engagées mardi à trouver une issue positive à la crise née entre les deux pays
L'Italie et la France se sont engagées mardi à trouver une issue positive à la crise née entre les deux pays — Gregorio Borgia/AP/SIPA
  • Les gouvernements français et italien ont convenus d’aplanir leurs divergences après la nationalisation du chantier naval STX France.
  • Ils se sont donnés jusqu’au 27 septembre pour tenter de trouver une solution.

.«Les gouvernements italien et français expriment leur volonté commune de surmonter leurs divergences concernant l’équilibre de la structure du capital de STX », indique le texte d’une déclaration commune rendue publique après une rencontre à Rome entre le ministre italien des Finances Pier Carlo Padoan et son homologue français Bruno Le Maire, ce mardi après-midi.

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Les deux gouvernements se sont donnés jusqu’au 27 septembre, date d’un sommet entre le président français Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni, pour tenter de trouver une solution « réciproquement acceptable », selon cette déclaration.

Pier Carlo Padoan et Bruno Le Maire se sont rencontrés pour tenter de trouver une issue à la crise née entre les deux pays après la nationalisation « temporaire » de STX France, chantier naval basé à Saint-Nazaire (ouest) pourtant promis à l’Italien Fincantieri sous la présidence de François Hollande.

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Le nouveau président français Emmanuel Macron a toutefois décidé de rouvrir le dossier et de réviser le pacte d’actionnaires, en proposant à l’Italie un accord 50-50, ce qu’elle refuse, réclamant la majorité absolue du capital du chantier français. Pier Carlo Padoan avait rappelé cette exigence mardi en fin de matinée.

« Il reste encore des divergences qui n’ont pas été éliminées »

La rencontre mardi n’a pas permis de trouver un accord sur ce point crucial. La France s’est toutefois engagée à ne pas rechercher d’autres actionnaires d’ici au 27 septembre et à considérer Fincantieri comme « son option privilégiée » pour l’avenir de STX France, selon cette déclaration. « Nous avons constaté qu’il reste encore des divergences qui n’ont pas été éliminées », a déclaré Pier Carlo Padoan devant la presse, à l’issue de la rencontre.