GM&S: Le Tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer ce lundi sur l’unique offre de reprise

ENTREPRISE Si l’offre de reprise partielle faite par GMD n’est pas validée, ce sera la liquidation définitive…

20 Minutes avec AFP

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Les presses de l'usine de La Souterraine à l'arrêt complet.
Les presses de l'usine de La Souterraine à l'arrêt complet. — Nicolas Raffin/20 Minutes
  • Le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer ce lundi sur l'unique offre de reprise de GM&S.
  • L'offre de GMD prévoit le maintien de 120 salariés sur 277.

C’est l’audience de la dernière chance pour les salariés de GM & S. Le Tribunal de Commerce de Poitiers se prononce ce lundi sur l’unique offre de reprise de l’équipementier automobile creusois en liquidation judiciaire, une offre qui ne prévoit le maintien que de 120 salariés sur 277.

Après un sursis supplémentaire d’une semaine accordé le 24 juillet, la justice commerciale se penche une nouvelle fois sur le sort du deuxième employeur privé de la Creuse, en liquidation depuis le 30 juin, et sur l’offre du « numéro un » français de l’emboutissage, GMD, seul candidat à la reprise.

Toutes les conditions semblent réunies

Ce dernier avait demandé au tribunal un « court délai » pour s’assurer que l’ultime « condition suspensive » à sa reprise serait bien levée, à savoir « l’adhésion des salariés » à son projet. Après une rencontre avec les salariés le 27 juillet, sur le site de La Souterraine, le PDG de GMD, Alain Martineau, s’était dit prêt « a priori » à lever cette dernière condition.

Les autres exigences du repreneur, après des semaines de négociations périlleuses sous la supervision de Bercy, avaient finalement trouvé réponse : des garanties de commandes de PSA et Renault (les principaux clients de GM & S) à hauteur de 22 millions annuels sur cinq ans, 15 millions d’investissements partagés entre l’Etat et les deux constructeurs automobiles, et, enfin, une solution pour le foncier-immobilier, Alain Martineau proposant de racheter les locaux de l’usine pour un million d’euros.

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Dans ce véritable casse-tête social, industriel et territorial du début de mandat du président Emmanuel Macron, qui avait rencontré les salariés de GM & S mi-juillet, et pour lequel le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a multiplié les réunions et visites de terrain, les conditions semblent donc désormais réunies pour que le Tribunal de Commerce valide l’offre de reprise partielle à partir du 1er septembre faite par GMD. Sinon, c’est la liquidation définitive.