GM&S: Le repreneur potentiel prêt à racheter les murs de l'usine

AUTOMOBILE «Tout a l’air de commencer à se débloquer»…

C. Ape.

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Des salariés devant l'usine GM & S
Des salariés devant l'usine GM & S — PASCAL LACHENAUD / AFP

Le feuilleton GM&S est-il sur le point de toucher à sa fin ? Selon des informations de France Bleu Creuse, le patron de GMD, repreneur potentiel de l’équipementier automobile GM&S, a confié ce mercredi vouloir racheter les murs de l’usine creusoise pour un million d’euros.

Jusqu’ici, Alain Martineau, le patron de GMD, souhaitait que la communauté de communes de La Souterraine rachète les bâtiments de l’usine à la SCI qui en est propriétaire. Un rachat qui aurait pu prendre des mois en raison d’un montage financier complexe auquel participait la région.

« Tout a l’air de commencer à se débloquer »

Par ailleurs, le patron de GMD refusait de payer les 180.000 euros de loyer par an. « On rachètera les murs, pour un million d’euros. C’est ce qui me paraît le plus sain pour que ça tourne. (…) L’entreprise va retrouver ses actifs, elle va retrouver ses murs », a dit Alain Martineau à France Bleu Creuse.

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« Tout a l’air de commencer à se débloquer. Si la mécanique en route ne se grippe pas, normalement j’aurai tout réglé mercredi et je pourrai me rendre jeudi matin à la Souterraine pour expliquer aux salariés mon projet de reprise », a-t-il poursuivi.

Les salariés doivent voter en faveur du projet de GMD

Les salariés de l’équipementier automobile ont affirmé mardi qu’ils prendraient le temps de « réfléchir » à l’offre de reprise partielle de leur entreprise et se sont dits prêts à rencontrer le repreneur potentiel, qui devrait venir sur place jeudi.

Les salariés doivent en effet voter en faveur du projet de GMD pour que la justice valide la reprise de l’usine.

Lundi, le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé d’une semaine l’activité de GM & S, en liquidation depuis le 30 juin, et doit statuer lundi prochain 31 juillet sur l’offre de reprise de GMD, qui ne conserverait que 120 des 277 emplois de l’équipementier, 2e employeur privé de la Creuse.