VIDÉO. GM&S: Décision sur la reprise de l’équipementier et l’avenir des 277 salariés rendue le 24 juillet

INDUSTRIE Selon l’avocat de GM&S, le tribunal se prononcera lundi à 18 h sur l’offre de reprise du numéro un français de l’emboutissage, GMD, seul candidat en lice…

20 Minutes avec AFP
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L'équipementier automobile GM&S
L'équipementier automobile GM&S — PASCAL LACHENAUD / AFP

Les salariés de l’équipementier automobile creusois devront encore attendre quelques jours avant de connaître leur sort. Le tribunal de commerce de Poitiers qui examinait ce mercredi l’offre de reprise de GM & S, en liquidation judiciaire depuis le 30 juin, rendra sa décision lundi, a indiqué l’avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie, à l’issue de l’audience.

Selon l’avocat, le tribunal se prononcera à 18 h sur l’offre de reprise du numéro un français de l’emboutissage, GMD, seul candidat en lice. Les parties prenantes au dossier auront jusqu’à 14 h pour apporter au tribunal leurs « notes en délibéré », soit les éléments complémentaires nécessaires à l’examen de l’offre de reprise, a-t-il ajouté.

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Tout pourrait « se débloquer pendant le week-end »

« Si le repreneur GMD lève ses conditions suspensives, le tribunal fixera une autre audience pour l’examen de l’offre. Si les conditions suspensives ne sont pas levées, on s’achemine vers une liquidation », a résumé l’avocat auprès de l’AFP.

« C’est sur le fil et tout va se débloquer, ou pas, pendant le week-end », a-t-il commenté. « La balle est dans le camp des pouvoirs publics pour les financements et pour la question du bail » des locaux du site de GM&S à La Souterraine (Creuse), a-t-il ajouté.

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Du côté des salariés, « la question de l’indemnité de licenciement supra-légale des salariés qui ne seraient pas repris peut aussi évoluer, en fonction des engagements des constructeurs », a-t-il encore dit. Les salariés réclament depuis des mois que les principaux clients de GM&S, les constructeurs PSA et Renault, participent au financement d’une prime supra-légale pour les salariés licenciés. Car GMD, dont l’usine se trouve à Saint-Etienne (Loire), envisage de reprendre seulement 120 salariés du deuxième entrepreneur privé de la Creuse.

Le Maire garantit que « pas un seul salarié ne sera laissé de côté »

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui s’est rendu dans l’après-midi sur le site de l’équipementier automobile, a assuré devant une centaine d’employés que « pas un seul salarié ne sera laissé de côté », estimant que le site « ne doit pas fermer ».

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Bruno Le Maire a également garanti la « pérennité du site pour les cinq ans qui viennent ». « Nous avons l’assurance d’avoir des commandes de PSA et Renault » à hauteur de 22 millions d’euros, a-t-il dit, en ajoutant à ce chiffre la « garantie de 15 millions d’euros pour des investissements sur des machines nouvelles ».