Les cartes de paiements ont un taux de fraude plus élevé que les chèques.
Les cartes de paiements ont un taux de fraude plus élevé que les chèques. — Richard Drew/AP/SIPA

ARGENT

Cartes bleues, chèques, virements… Quel moyen de paiement est le plus touché par la fraude?

Près de 27 000 milliards d’euros sont échangés en France chaque année via les flux de paiements…

  • La fraude ne représente qu’une infime partie du total des transactions en France, selon le bilan 2016 de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP).
  • L’utilisation du chèque est en chute libre.
  • Les piratages de distributeurs de billets sont en baisse.

Un trou de 800 millions d’euros en 2016. L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP) a dévoilé mercredi son bilan de la fraude liée aux paiements scripturaux, qui sont réalisés sans échange de pièces ou de billets : carte bleue, virement, chèque, prélèvement, etc. Précision importante : le rapport porte seulement sur l’utilisation « illégitime » de ces moyens, et pas sur les impayés par exemple.

Si le montant de la fraude ne représente qu’une infime partie des 27 000 milliards d’euros de flux de paiement enregistrés chaque année en France, « elle représente une charge substantielle supportée par les utilisateurs et les fournisseurs de services de paiement » note le rapport. 20 Minutes vous livre les chiffres marquants de cette étude.

>> J'ai testé pour vous: Se faire pirater son compte bancaire

50 % du montant de la fraude vient des cartes de paiement

Sans surprise, les « cartes bancaires », qui représentent près de la moitié des moyens de paiements scripturaux, sont largement concernées par le phénomène, avec 400 millions d’euros de fraude. Le paiement à distance – majoritairement sur Internet – est le plus exposé : son taux de fraude (0,19 %) est six fois plus élevé que celui du retrait au distributeur (0,029 %).

>> Lire aussi : Les conseils pour ne pas se faire pirater sa carte bancaire lors de vacances à l’étranger

Le chèque n’a plus la cote

Le montant des transactions réalisées via des chèques ne cesse de baisser depuis 10 ans selon l’OSMP, passant de 2 200 milliards d’euros en 2006 à 1 000 milliards l’année dernière. Depuis 2013, il n’est même plus le premier moyen de paiement scriptural, devancé par les prélèvements. Néanmoins, il représente le second montant de fraude (272 millions d’euros, hors impayés) derrière les cartes de paiements.

Le paiement sans contact est relativement épargné par la fraude

D’après le rapport, « le taux de fraude sur les transactions sans contact s’élève (…) à 0,020 % ». L’utilisation frauduleuse fait presque toujours suite au vol ou à la perte de la carte. L’année dernière, près de 628 millions de paiements sans contact ont été réalisés en France.

>> Lire aussi : Le plafond du paiement par carte sans contact relevé à 30 euros à l'automne

Les piratages de distributeurs de billets (DAB) sont en chute libre

Alors que 640piratages de DAB avaient été comptabilisés en 2015, l’OSMP n’en a dénombré que 301 l’année dernière. Un chiffre encore trop élevé selon l’organisme, qui rappelle que les pirates utilisent les données récupérées via les DAB « soit pour contrefaire des cartes à piste magnétique qui seront utilisées pour des paiements et des retraits à l’étranger (…) soit pour usurper des numéros de carte en paiement à distance ».