Creuse: L'offre de GMD pour une reprise partielle de GM&S officiellement déposée jeudi soir

REPRISE PARTIELLE Le ministère de l'Economie avait indiqué dans un communiqué ce jeudi matin les intentions de GMD...

20 Minutes avec AFP

— 

Le site GM&S Industry est bloqué depuis dix jours par les salariés, après une première occupation de deux semaines en mai
Le site GM&S Industry est bloqué depuis dix jours par les salariés, après une première occupation de deux semaines en mai — PASCAL LACHENAUD / AFP

Décision imminente. Le tribunal de Poitiers doit décider vendredi si l’équipementier automobile GM & S, menacé de fermeture, peut être partiellement repris par l’entreprise GMD. L’offre de reprise partielle de cette dernière prévoit de garder 120 salariés sur 277.

« L’offre a été déposée vers 19h30. Elle se situe exactement là où GMD l’avait annoncé dès le début : 120 salariés », a expliqué l’avocat des salariés de GM & S Jean-Louis Borie. « Je ne peux pas en dire davantage ce soir car il nous faut digérer cette information et en discuter avec les salariés d’abord », a-t-il relevé. L’annonce du dépôt de cette offre a eu lieu alors qu’une réunion se tenait à Paris entre les syndicats du groupe et le gouvernement.

GM & S, deuxième employeur privé de la Creuse, a déjà passé six mois en redressement judiciaire, son troisième en huit ans. Tant qu’il ne fait pas l’objet d’une offre concrète, il risque la liquidation judiciaire.

>> A lire aussi : VIDEO. Menace de fermeture de GM&S Industry en Creuse : Usine «piégée», salariés déterminés… Un dossier à risque pour Macron

Un dossier sensible pour le gouvernement

Sans attendre la décision du tribunal de commerce de Poitiers, les syndicats de GM & S ont prévenu qu’une autre réunion avec le gouvernement devait se tenir la semaine prochaine. Malgré le dépôt de l’offre, les salariés continuaient d’occuper l’usine dans laquelle ils ont allumé depuis le 27 juin des feux avec des palettes et des pneus.

Ils se réuniront vendredi matin, à La Souterraine dans la Creuse, avec leur avocat et les syndicats CGT et FO, pour connaître la décision du Tribunal de commerce.

Le dossier est sensible pour le gouvernement, qui a mis en place une « cellule de crise », conformément aux engagements du président Emmanuel Macron, lequel avait rencontré mi-juin des représentants des salariés de GM & S à l’occasion d’un déplacement en Haute-Vienne.