Jérôme Kerviel: «Je ne peux pas croire que ma hiérarchie n'était pas au courant»

BANQUE Lors de sa garde à vue, le trader a expliqué...

Avec agence

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Selon le procureur, Kerviel a fait valoir qu'il n'était pas le seul à faire prendre des risques à sa banque, mais que d'autres traders ont agi de même "à un moindre niveau". Il "espérait apparaître comme un trader d'exception" et "obtenir des primes de rendement supérieures" pouvant atteindre "300.000 euros pour 2007".
Selon le procureur, Kerviel a fait valoir qu'il n'était pas le seul à faire prendre des risques à sa banque, mais que d'autres traders ont agi de même "à un moindre niveau". Il "espérait apparaître comme un trader d'exception" et "obtenir des primes de rendement supérieures" pouvant atteindre "300.000 euros pour 2007". — AFP/Société Générale/Arch.

Jérôme Kerviel, mis en examen dans l'affaire de la Société Générale, a suggéré lors de sa garde à vue que sa hiérarchie était au courant de l'importance des sommes qu'il avait engagées, a indiqué ce mardi une source judiciaire, confirmant une information du site «Mediapart».

Jérôme Kerviel a été interrogé le week-end dernier pendant 48 heures par des policiers de la brigade financière chargés de l'enquête préliminaire du parquet de Paris.

«Lorsque je suis en positif, ma hiérarchie ferme les yeux»

«Je ne peux croire que ma hiérarchie n’avait pas conscience des montants que j’engageais, il est impossible de générer de tels profits avec de petites positions», a notamment indiqué le trader aux policiers, selon des extraits de son procès-verbal d'audition publiés par le site.

«Ce qui m’amène à dire que lorsque je suis en positif, ma hiérarchie ferme les yeux sur les modalités et les volumes engagés. Au quotidien, au titre d’une activité normale avec des engagements normaux, un trader ne peut générer autant de cash», a-t-il ajouté dans sa déclaration dont la teneur a été confirmée de source judiciaire.