Hollande: «Il faut arrêter de faire de la démission de M. Bouton la solution à la crise actuelle»

HEURE PAR HEURE Alors que le trader Jérôme Kerviel a été mis en examen mais laissé en liberté...

C.F. et Sa. C. avec agence

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Après la mise en examen de Jérôme Kerviel, les juges chargés de l'enquête vont s'attacher à décortiquer les mécanismes bancaires ayant conduit à la perte record de la Société Générale, dont la responsabilité est mise en cause par les avocats du trader.
Après la mise en examen de Jérôme Kerviel, les juges chargés de l'enquête vont s'attacher à décortiquer les mécanismes bancaires ayant conduit à la perte record de la Société Générale, dont la responsabilité est mise en cause par les avocats du trader. — Martin Bureau AFP
20h25: Sur France Inter, Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais et candidat MoDem à Paris (XVIème) juge «assez choquant» que Nicolas Sarkozy «intervienne directement» dans l'affaire de la Société Générale.

19h19:
«Il faut arrêter de faire de la démission ou du départ de M. Bouton la solution à la crise actuelle. La facilité qui consisterait pour M. Bouton à expliquer que tout est affaire de fraude, et pour Nicolas Sarkozy à dire que tout est affaire d'incompétence de M. Bouton, est loin de la vérité», déclare François Hollande. Ses propos, tenus devant le Bureau national du PS, sont rapportés par le porte-parole du parti, Julien Dray.

19h:
Sur la radio RTL, l'avocat de la Société générale, Jean Veil, accuse Jérôme Kerviel d'avoir menti lors de ses auditions et d'avoir «mis en péril» la Société générale et «130.000 familles».

18h40: Christine Lagarde
souhaite une fusion de l'autorité de régulation dans le domaine bancaire (la Commission bancaire) et celle dans le domaine des assurances (l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM).

18h30:
La ministre de l'Economie Christine Lagarde n’est «pas convaincue» qu'il faille «changer de capitaine» à la tête de la Société Générale, déclare-t-elle devant la commission des Finances du Sénat.

17h44:
L'Autorité des marchés financiers (AMF) a ouvert une enquête sur les échanges sur les actions Société Générale, selon une porte-parole du gendarme de la Bourse.

15h50:
L'Amicale des cadres de la Société Générale dénonce le «dénigrement gratuit et souvent populiste» dont est victime selon eux la banque française. «Tous les salariés sont atteints dans leur honneur professionnel au travers d'un discours populiste et outrancier. On en a un peu ras-le-bol de ce lynchage médiatique et politique», selon le président de l'Amicale, Jean-Philippe Guillaume.

15h21:
Jérôme Kerviel, le trader mis en examen dans l'affaire de la Société Générale, s'est dit «complètement écrasé par la médiatisation de cette affaire», selon son avocate, Elisabeth Meyer.

Mon client était «conscient du risque qui pesait sur ces épaules et était très ému» quand il a appris qu'il ne serait pas incarcéré, a-t-elle précisé, sans fournir d'indication sur le lieu où se trouvait Jérôme Kerviel qui, selon elle, souhaite rester à l'écart des médias.

15h15: Le gouvernement «entend que la Société Générale reste une grande banque française», affirme le Premier ministre François Fillon à l'Assemblée nationale.

15h09: L'action Société Générale décolle à la Bourse de Paris et gagne 8,23% à 76,90 euros. Elle est soutenue par des rumeurs de rachat de la banque, alors que les marchés semblent parier sur un possible démantèlement du groupe.

14h48:
Un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire doit se tenir mercredi après-midi à la Société Générale à la demande des syndicats et en présence du PDG Daniel Bouton, apprend-on de sources syndicales.

>> Retrouvez tout notre dossier sur l'affaire de la Société générale

14h30: La Société Générale se constitue partie civile dans l'enquête sur la perte record de 4,82 milliards d'euros qu'elle impute à l'un de ses traders, Jérôme Kerviel, annoncé Jean Veil, l'un de ses avocats.

14h19: La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, reçoit le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et les président et délégué général de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Michel Prada et Gérard Rameix, «pour faire le point».

13h46: Le député Verts Noël Mamère (GDR) estime que les plus hauts responsables de l'Etat ne sont «pas à la hauteur» dans le traitement de l'affaire de la Société Générale, appelant les parlementaires se saisir de ce dossier.

>> Le PDG de la banque doit-il démissionner?

13h40:
Le président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale François Sauvadet estime que Daniel Bouton «doit tirer toutes les leçons» de la «fraude» massive dans sa banque.

13h25: Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'Économie et à la Fiscalité, appelle à «éviter la politique du bouc-émissaire» dans l'affaire de la Société Générale, soulignant la nécessité de «conforter» la banque «aujourd'hui fragilisée».

13h16: La commission des Finances de l'Assemblée nationale va auditionner Christine Lagarde en début de semaine prochaine sur l'affaire de la Société Générale, apprend-on de source parlementaire.

Selon Europe 1, la ministre de l'Economie aurait été informée de l'affaire de la Société générale le dimanche 20 janvier au soir, soit trois jours avant que le président Nicolas Sarkozy l'apprenne.

A Bercy, on dément catégoriquement cette information que la station de radio a diffusée à la mi-journée. On rappelle que la ministre n'a été mise au courant que le mercredi 23 janvier.

12h: Le gouvernement «ne laissera pas la Société générale être l'objet de raids hostiles», affirme le Premier ministre François Fillon à Matignon.

11h56: La Fédération française des syndicats de courtiers de marchandises (FFSCM) s’indigne. Elle rappelle que Jérôme Kerviel, inculpé dans le cadre de l'affaire de la Société générale, est un «trader et non un courtier».

11h39: Le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, estime au contraire que Daniel Bouton ne peut «pas faire autrement que partir».

10h59: La députée PS Elisabeth Guigou estime que «dans l'immédiat il ne faut rien faire qui fragilise la Société Générale» alors qu'on l'interroge sur l'opportunité d'une démission rapide de son PDG Daniel Bouton.

10h46: Robert Day «n'était pas informé des pertes de trading» de Jérôme Kerviel avant la cession de ses actions, indique la Société générale dans un communiqué.

10h14: Le commissaire européen au Marché intérieur, Charlie McCreevy, estime qu’une régulation plus importante n'aurait pas empêché les événements qui ont fait perdre près de 5 milliards d'euros à la banque française Société Générale.

9h24: Robert A. Day, le membre du conseil d'administration de la Société Générale qui avait déjà vendu pour plusieurs dizaines de millions d'euros d'actions de la banque le 9 janvier, a cédé de nouveau pour plus de 40,5 millions d'euros le 18, indiqué l'organisme de contrôle des marchés financiers (AMF) dans un avis.

9h06: Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) indique qu'il va demander que «la commission des Finances réalise une mission» sur l'affaire de la «fraude» de 4,9 milliards d'euros à la Société Générale.

8h55: L'Association des actionnaires minoritaires (Adam) indique qu'elle va déposer plainte pour «délit d'initié» et «informations trompeuses» après l'annonce de la vente 85,7 millions d'euros d'actions de la Société générale le 9 janvier par un administrateur de la banque. Une autre association, l'Association des petits porteurs actifs (Appac), a déjà demandé l'ouverture d'une information judiciaire pour «délit d'initié».

8h35: La ministre de la Justice Rachida Dati estime que que la responsabilité de Daniel Bouton «peut être engagée».

8h20: Christine Lagarde indique qu'elle recevra vendredi le rapport qu'elle a demandé à la Commission bancaire et à l'Autorité des marchés financiers sur la «fraude» à la Société Générale.

8h18: Après Nicolas Sarkozy la veille, la ministre de l'Economie Christine Lagarde affirme qu'il revient «aux administrateurs de prendre leur décision» sur le maintien ou non de Daniel Bouton à la tête de la Société Générale. Le Président avait déclaré qu’«on est dans un système où, quand on a une forte rémunération qui est sans doute légitime, et qu'il y a un fort problème, on ne peut pas s'exonérer des responsabilités».